1 - Ancienne carrière de calcaires (commune de Dumes)

Où affleurent les calcaires du Maastrichtien (Crétacé supérieur) localement karstiques   et où s’observent les grès de l’Eocène inférieur (yprésien)

Accès au site

Observation des calcaires du Maastrichtien (Crétacé supérieur) localement karstiques   et des grès de l’Eocène inférieur (Yprésien)

Accès

Dumes est un village situé à mi-chemin entre Saint-Sever au nord et Hagetmau au sud, reliés par la route D933s.
Prendre la route qui passe par le centre du village (vers l’église), puis à droite à la bifurcation (route d’Audignon) pour contourner le château de Dumes. Ensuite, la première route à gauche descend vers l’ancienne carrière qui s’ouvre à gauche en présentant les calcaires du Maastrichtien derrière un bassin   (figure 1).

Figure 1 : Ancienne carrière de Dumes (Landes)

Un deuxième site d’exploitation aussi ancien (cf. chapitre sur l’hydrogéologie  ) est situé un peu plus loin sur la route.

Que voir ? Que conclure ?

Observation des calcaires du Maastrichtien (Crétacé supérieur) localement karstiques   et des grès de l’Eocène inférieur (yprésien)

Géologie

Les terrains crétacés, en l’occurrence le Maastrichtien, affleurent à la faveur de l’anticlinal   d’Audignon orienté est-ouest, légèrement déversé vers le nord, où il est faillé. Le cœur de l’anticlinal   est composé des calcaires marneux de l’Albien (fin du Crétacé inférieur).

Paléoenvironnement  

Le bloc diagramme dans la rubrique géologie montre l’état géologique de la région à l’époque du Crétacé supérieur.

Les Orbitoïdes retrouvés dans ces calcaires sont des foraminifères benthiques qui vivent en eaux peu profondes, tout comme les oursins. L’environnement de dépôt est donc apparenté à une plate-forme carbonatée relativement peu profonde (appelée le « seuil des Landes » dans le bloc diagramme).

L’alternance régulière des niveaux calcaires et marneux témoigne d’un rythme de dépôt remarquablement constant et donc de variations régulières du niveau de la mer. Les calcaires se forment lorsque la mer régresse (milieu moins profond), alors que les marnes se mettent en place lorsque la mer transgresse (milieu plus profond).

Hydrogéologie  

La structure d’Audignon revêt une grande importance pour les mécanismes hydrogéologiques dans cette région, car c’est une zone d’alimentation   des nappes   profondes.
Elle est cependant limitée en sa périphérie par les formations silteuses et marneuses de l’Eocène, qui constitue un toit imperméable. Sur le flanc nord, les molasses oligo-miocènes, globalement imperméables viennent en discordance   sur les calcaires dolomitiques   aquifères   du Danien (Paléocène basal).

Les couches calcaires, en particulier le Cénomano-Santonien et Maastrichtien, contiennent des karsts qui viennent alimenter des sources, comme celle de Marseillon, utilisée pour l’A.E.P.   Ces terrains forment un ensemble aquifère   multi-couches de type karstique  , en relation avec les nappes   profondes, souvent thermales.

Illustrations

Parcourez les affleurements   en cliquant sur les vignettes ci dessous et découvrez les explications géologiques et interprétations hydrogéologiques.

Figure 3 : Calcaire marneux du Maastrichtien - Dumes (Landes)

Figure 3 : Calcaire marneux du Maastrichtien - Dumes (Landes)

Géologie

La série sédimentaire présente des couches calcaires et marneuses en alternance régulière. Les bancs calcaires plus durs, se démarquent bien des niveaux marneux, plus tendres, en retrait car moins résistants à l’érosion. Ce contraste s’observe sur la figure 3.

Les calcaires sont blancs, grenus, et renferment une microfaune représentée en majorité par les Orbitoïdes, fossiles à coquille appelés foraminifères, en l’occurrence de grande taille, en forme de disque. Des petits grains verts de glauconie (minéraux argileux) sont visibles dans ces calcaires.

Les marnes, beaucoup moins consolidées que les bancs calcaires, forment de petites écailles, résultats de leur altération. Elles sont plus fossilifères avec des oursins, des huîtres et aussi beaucoup d’Orbitoïdes que l’on peut trouver en grande quantité au sol, libérées par l’altération.

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