3 - Réserve naturelle géologique régionales des anciennes carrières de Tercis (commune de Tercis)

Où affleurent les calcaires du Campano-Maastrichtien et du Danien sur le site de la Réserve naturelle géologique régionales des anciennes carrières de Tercis

Accès au site

Observation de calcaires du Campano-Maastrichtien et du Danien

Accès

Une fois arrivé sur la route passant par le lieu-dit « Lesmottes » (se reporter au plan de localisation), continuer 200 m après les dernières maisons jusqu’à la fin de la route marquée par une barrière. Continuer à pied sur environ 400 m, l’étendue de la carrière apparait sur la droite.

Plan de localisation (© IGN, Convention N°0137/GIP ATGeRi)"
Plan de localisation (© IGN, Convention N°0137/GIP ATGeRi)

Carte d'accès à la carrière de Tercis (© IGN 2009, Convention N°0137/GIP ATGeRi)"
Carte d’accès à la carrière de Tercis (© IGN 2009, Convention N°0137/GIP ATGeRi)

Ce site est devenu Réserve Naturelle Régionale géologique en 2015 afin de conserver et valoriser le patrimoine géologique et écologique. Il est aujourd’hui géré par 3 structures co-gestionnaires :

Règlementation

Afin de préserver les patrimoines géologique, paléontologique, archéologique et écologique, ainsi que de protéger les personnes au vu des risques présents sur le site une règlementation a été mise en place. Le site reste cependant en accès libre mais les sentiers autorisés ont été provisoirement limités. Ainsi, l’accès au mur de Bedat n’est plus possible pour cause d‘un risque d’effondrement de la falaise et l’accès aux paliers nécessite l’accompagnement d’un des co-gestionnaires afin de garantir la sécurité du public (risque de chute des personnes ou de chute de pierres). Aussi pour toute visite de groupes scolaires, grand public, professionnels ou autres, veuillez contacter les co-gestionnaires à l’adresse mail suivante :
rnrgeologique.tercis espaces-naturels.fr

La règlementation complète est disponible en suivant ce lien :
http://www.cen-aquitaine.org/www/sites/default/files/files/RNR%20Tercis%20-%20deliberation%20de%20classement%20_reglementation.pdf

Le périmètre de la réserve, les sentiers autorisés et sa réglementation sont précisés sur la carte suivante :

Sentiers autorisés en 2017"
Sentiers autorisés en 2017


Réglementation"
Réglementation

Pour plus d’information sur la Réserve Naturelle Régionale géologique et ses co-gestionnaires, cliquez ici.

Que voir ? Que conclure ?

Observation de calcaires du Campano-Maastrichtien et du Danien

Géologie

Le site est placé au niveau d’une structure géologique bien particulière, la Ride de Tercis. Elle est une des structures chevauchantes les plus au nord de la chaîne pyrénéenne. Ces chevauchements sont accompagnés de remontées des formations salines du Trias (diapirs) qui trouvent un chemin préférentiel dans le cœur du pli et par d’éventuelles failles. La Ride de Tercis est appelée ainsi en raison de sa morphologie longiligne. Le Trias se prolonge vers le sud-ouest, s’arrêtant peu avant Pouillon, et vers le nord jusqu’à Dax.

La Ride de Tercis est une ride anticlinale faillée qui a eu pour effet de faire remonter à la surface les formations du Crétacé supérieur et du Tertiaire. Elle met la base du Crétacé inférieur en contact avec les terrains salifères du Trias vers le sud de la carrière.

Le relief résultant, relativement élevé, domine la forêt landaise. Cette situation a favorisé l’installation des hommes depuis la période de l’Acheuléen moyen (entre -600 000 ans à -200 000 ans). C’est effectivement un site archéologique important.

Paléoenvironnement  

Le bloc diagramme de la rubrique géologie montre bien l’état géologique et environnemental de la région à l’époque du Crétacé supérieur. Le Bassin   Aquitain correspondait à un vaste golfe où la mer s’était aventurée et formait des milieux de plate-forme carbonatée.

Le Cénomanien du site de Tercis est constitué d’argiles claires à huîtres qui caractérisent un milieu côtier peu profond. Au-dessus, le Turonien-Coniacien est remarquable par la présence de restes de rudistes  , rarement en position de vie, alliés à de nombreux oursins, qui caractérisent une faune d’eau claire, chaude et peu profonde. Immédiatement au-dessus, un double banc   de calcaire fin du Campanien indique une évolution vers la mer ouverte.

Hydrogéologie  

Les calcaires du Turonien, voire du Coniacien, qui sont de type récifal, apparaissent karstifiés. Ils sont donc potentiellement aquifères  . Par contre le Campanien, qui vient juste après une lacune de sédimentation, est constitué d’une épaisse série de calcaires crayeux et de marnes imperméables. La série crétacée se poursuit et se termine avec un calcaire Maastrichtien, fortement karstifié aussi.

L’intérêt hydrogéologique de cette structure réside dans les eaux thermales qui circulent dans ces calcaires karstifiés du Crétacé. A Tercis, la source   de la Bagnère présente une eau de 36°C avec un débit de 130 m3/jour. En rive droite de l’Adour, la source   de la Petite Roque sort des calcaires cénomaniens à une température de 30°C. Elle n’est pas exploitée.

Illustrations

Parcourez les affleurements   en cliquant sur les vignettes ci dessous et découvrez les explications géologiques et interprétations hydrogéologiques.

Figure 3 : Stratification sub-verticale du Campanien

Figure 3 : Stratification sub-verticale du Campanien

Géologie

Le redressement quasi-vertical des couches fait que l’on peut se déplacer stratigraphiquement, en une vue aérienne, comme le long d’une coupe géologique.

Les couches carbonatées appartenant à ces deux étages, Campanien et Maastrichtien, s’étendent sur presque 280 m d’épaisseur pour former une série relativement homogène. L’alternance calcaire/marne et l’espacement des niveaux silicifiés indiquent un rythme de dépôt remarquablement constant, de période métrique. Il est interprété comme résultant d’un des cycles astronomiques de Milanchovitch (celui de 40 000 ans). Le taux de dépôt estimé - après compaction des sédiments - est alors de 2,5 cm pour 1 000 ans. Cette série comprendrait des couches déposées entre -77 et -70 Ma, c’est-à-dire 5 Ma (seulement) avant la grande catastrophe planétaire qui a causé l’extinction de nombreuses espèces.

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