Situation des principales nappes du bassin : les indicateurs ponctuels

Que sont les indicateurs ponctuels ?

L’évaluation des indicateurs de situation des nappes   est réalisée par le BRGM, à partir de données de ADES, qui sont produites par les services de l’Etat, des établissements publics (Agences de l’Eau, BRGM) et des collectivités (conseils régionaux, départementaux ou communes…).

Le calcul de l’Indicateur Piézométrique   Standardisé (IPS), réalisé chaque mois à l’échelle des bassins hydrographiques   (bassin   Adour-Garonne en l’occurrence), participe à la description de l’état des nappes   présenté dans le Bulletin national de Situation Hydrologique consultable sur le site EauFrance.

A partir du premier bulletin de l’année 2019, en plus de la cartographie et des commentaires habituels, les chroniques piézométriques (évolution des niveaux sur les 30 dernières années et sur la dernière année) sont présentées pour chaque système aquifère  , à l’exception des aquifères   calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur, séparés en partie nord (Charentes) et sud (sources des Causses).
Afin de comparer l’évolution des niveaux sur un même graphique, le niveau piézométrique   se voit soustraire la moyenne des niveaux mensuels moyens d’étiage (ou HMNA = minimum sur l’année des moyennes mensuelles (correspondant généralement dans le bassin   Adour-Garonne à un mois compris entre août et octobre)). Cela permet à la fois de comparer les recharges / tarissements entre les différents secteurs d’un même système aquifère  , et de positionner le niveau par rapport à celui d’un étiage moyen. Comme pour le calcul des IPS, ce dernier point est toutefois conditionné par le fait que les chroniques n’ont pas la même durée et peuvent recouper des cycles hydrologiques différents.
Par ailleurs, à partir de ce bulletin, afin de visualiser plus rapidement les tendances des derniers mois et de comparer la situation à la même époque les années précédentes, les IPS des derniers mois, et des mêmes mois des années antérieures sont présentés sous forme graphique.

La situation pour chaque nappe  

Situation générale pour le mois de juin 2019

BSH AG 2019 03
Comme les mois précédents, le mois de juin 2019 a été marqué par des épisodes pluvieux et orageux, avant que la canicule ne s’installe lors de la dernière semaine. Toutefois, la majeure partie des précipitations étant utilisée par les plantes pour l’évapo-transpiration à cette période de l’année, la quantité d’eau infiltrée vers les nappes   reste insuffisante pour stopper la tendance globale à la baisse des niveaux observée depuis le mois de mars. La baisse des niveaux se poursuit donc pour la majorité des indicateurs ponctuels. Les niveaux stabilisés ou à la hausse se répartissent dans tout le bassin  , mais deux secteurs sont plus particulièrement concernés : la Charente, autour d’Angoulême (aquifères   Jurassique et Crétacé confondus) et, comme le mois précédent, les alluvions de l’Adour. Toutefois, à l’échelle des indicateurs globaux, seule la nappe   alluviale de l’Adour présente un niveau stable, alors que les niveaux restent orientés à la baisse sur les cinq autres indicateurs.

Les pluviométries d’avril et mai n’ont donc pas permis de compenser la sécheresse de fin février et mars, ainsi que la recharge   hivernale moyenne. Cela se traduit par une tendance dominante, pour les nappes   libres du bassin   Adour-Garonne, à des niveaux modérément bas pour le mois de mai 2019, pour cinq des six indicateurs globaux. La seule exception concerne la nappe   alluviale de l’Adour, où le niveau reste proche de la moyenne.

A l’échelle des indicateurs ponctuels, la proportion de niveaux intérieurs à la moyenne et de niveaux bas ou très bas est en baisse par rapport au mois de mai. Cela illustre le fait que la baisse des niveaux, attendue à cette période de l’année, est moindre que pour un mois de juin moyen. Les niveaux bas à très bas se situent plutôt dans la partie centrale du bassin  , entre Périgueux et Montauban ; tandis que les niveaux les plus élevés, modérément hauts, se situent plutôt à l’ouest, au nord du bassin   d’Arcachon et dans la partie gersoise de la plaine alluviale de l’Adour.

Dans l’ensemble, alors que l’étiage 2018 avait été atteint avec des niveaux plutôt supérieurs à la moyenne et que le début de la période de recharge   2018-2019 avait permis de maintenir les niveaux proches de la moyenne, la sécheresse de la deuxième partie du mois de février et du mois de mars a fait baisser les niveaux. Après des mois d’avril, mai et début juin pluvieux, mais n’ayant pas permis de recharger conséquemment les nappes   en raison de la croissance de la végétation, la tendance globale est donc à des niveaux modérément bas. La pluviométrie printanière a toutefois permis de limiter la baisse des niveaux, notamment en ce mois de juin 2019.

tableau1

Découvrez le tableau des Indicateurs du mois de juin 2019.

Localisation des piézomètres de référence dans les systèmes aquifères   du bassin   Adour-Garonne

La carte, ci-dessous, représente les grands systèmes aquifères   du bassin   Adour-Garonne, proposés pour la réalisation du BSH (Bulletin de Surveillance Hydrologique).

Les grands systèmes aquifères du bassin Adour-Garonne"
Les grands systèmes aquifères du bassin Adour-Garonne

Accès aux données grâce à la liste des aquifères  

Lisez les informations sur les niveaux d’eaux souterraines  , en sélectionnant une nappe   dans la liste ci-dessous.
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