Avis sur l’état des nappes au 1er août 2013

La tendance générale est à la baisse des niveaux, avec :

  • une recharge   globalement très forte à forte, sauf la plaine alluviale du Tarn-et-Garonne et dans les karst   aveyronnais où elle est moyenne,
  • des niveaux très forts à moyens dans la majorité du bassin   Adour Garonne,
  • et des stocks globalement forts.

Sommaire de l’article :

Conclusion générale sur le Bassin   Adour-Garonne au 1er août 2013 :

tableau1308 1

Tendance des nappes souterraines dans le bassin Adour-Garonne"
Tendance des nappes souterraines dans le bassin Adour-Garonne

Rappel des conclusions du 1er juillet 2013 sur le mois de juin 2013 :

Les nouvelles séquences de pluies survenues au mois de juin ont encore une fois permis de générer plusieurs pics de recharge   d’intensité variable sur les aquifères   du bassin   Adour-Garonne.
Suite à ces ressauts piézométriques, les niveaux sont maintenant globalement à la stabilisation. Cependant, certaines dynamiques de hausse se font encore sentir dans le complexe alluvial de la Garonne, notamment dans le secteur de la plaine du Tarn-et-Garonne qui a réagi beaucoup plus lentement aux précipitations hivernales et printanières.
A l’inverse, un début de tarissement semble engagé dans les aquifères   karstiques   du Crétacé du nord du bassin   et dans les alluvions amont et moyennes de la Garonne et de l’Adour.
Quoiqu’il en soit, l’intensité pluviométrique exceptionnelle de ces derniers mois a permis une recharge   très favorable de l’ensemble des systèmes aquifères   du bassin   et une reconstruction importante des stocks. La tendance actuelle montre que le tarissement souterrain sera tardif en 2013, ce qui devrait en principe décaler d’autant la survenue des basses eaux, dont l’intensité devrait être beaucoup moins sévère qu’en 2012.

Conclusions à début août 2013 :

L’observation des niveaux piézométriques au début du mois d’août 2013 permet de mettre en évidence les points suivants :

  • Les tendances piézométriques sont maintenant nettement à la baisse. Suite aux nouvelles séquences de recharge   d’intensités variables, survenues à la mi-juin, une phase de tarissement s’est amorcée sur l’ensemble du bassin   Adour-Garonne. Seul l’aquifère   de socle du Massif Central et les alluvions centrales du Tarn-et-Garonne sont encore en phase de stabilisation.
    Ce tarissement est net mais se fait avec beaucoup d’inertie du fait que les stocks ont été fortement et tardivement reconstitués.
Figure 1 : Tendance d'évolution des niveaux piézométriques"
Figure 1 : Tendance d’évolution des niveaux piézométriques


  • La recharge   annuelle liée aux pluies de l’automne 2012 et de l’hiver 2013 a été forte à très forte sur l’ensemble du bassin   Adour-Garonne, avec un bémol sur les alluvions de la plaine du Tarn-et-Garonne et les karsts de l’Aveyron où la recharge   n’a été que moyenne à forte. Suite aux nouvelles séquences de pluies du mois de juin, une à trois nouvelles séquences de recharge   se sont produites sur de nombreux systèmes au cours du mois de juin. Leur intensité est très variable : elle est par endroits similaire à celle de février et moins intense dans d’autres secteurs, avec des réactions assez hétérogènes sur les mêmes aquifères  . Cet épisode de recharge   tardif sera probablement le dernier de l’année hydrologique 2012-2013.
Figure 2 : Intensité de la recharge des systèmes aquifères"
Figure 2 : Intensité de la recharge des systèmes aquifères


  • Suites aux derniers épisodes de recharge   du mois de juin, les niveaux piézométriques ont été largement soutenus. Aussi, malgré l’amorce du tarissement dès la fin du mois de juin, les niveaux restent « forts » et supérieurs à la normale sur une grande majorité du bassin  . Quelques systèmes, comme les karsts jurassiques nord aquitains, les alluvions de l’Aveyron, de la Garonne amont et du Gave de Pau indiquent encore des niveaux très forts, ce qui est exceptionnel pour cette période de l’année. D’autres aquifères   ont réagi un peu plus fortement à la phase de tarissement et voient leurs niveaux arriver à des valeurs moyennes ou normales. Il s’agit du socle du Massif Central, des causses du Quercy, des alluvions de la Garonne aval et du karst   jurassique de la zone nord-pyrénéenne.
Figure 3 : Niveau piézométrique des systèmes aquifères"
Figure 3 : Niveau piézométrique des systèmes aquifères


  • Le tarissement est engagé sur la totalité du bassin   depuis la mi-juin environ. Il est donc encore trop tôt pour conclure sur l’importance du stock constitué. Cependant, au vue de l’intensité de la recharge  , il est fort probable que les réserves soient très supérieures à la normale, sauf dans la plaine de Montauban et les causses de l’Aveyron où les stocks seront dans la moyenne généralement observée.
Figure 4 : Etat du stock souterrain"
Figure 4 : Etat du stock souterrain



Conclusion sur l’état des nappes   au 1er août 2013 :

Suite aux derniers pics de recharge   observés à la mi-juin sur de nombreux aquifères   du bassin  , une phase globale de tarissement s’est engagée. Les stocks ayant été reconstitués de façon intense, continue et tardive au cours du printemps 2013, la baisse des niveaux est encore peu sensible et l’état piézométrique   des systèmes est encore supérieur à la normale dans la plupart des systèmes aquifères  . Aussi, même si le tarissement se poursuit dans les prochaines semaines, la survenue du maximum des basses eaux devrait être retardée de plusieurs semaines par rapport à une année habituelle.

L’année hydrologique 2012-2013 constitue donc une année exceptionnelle en termes de recharge   et de reconstitution des stocks souterrains. Ces réserves ont été maintenues pendant la période estivale et permettent donc de répondre globalement à la demande en eau.

Quelques définitions :

  • tendance :
    évolution du niveau piézométrique pluriannuellement : hausse, baisse, stabilisation.
  • recharge :
    quantité d’eau alimentant une nappe durant un cycle hydrologique ou une partie d’un cycle.
  • niveau :
    niveau piézométrique exprimé en profondeur ou en altitude NGF.
  • stock ou réserve régulatrice :
    part variable de la réserve d’un aquifère libre ; quantité maximale d’eau gravitaire contenue dans la zone de fluctuation, se référant à une période définie.

Revenir en haut