Avis sur l’état des nappes au 1er juin 2013

La tendance générale est à la baisse et à la stabilisation des niveaux,

  • la recharge   globalement très forte à forte, sauf dans la plaine alluviale du Tarn-et-Garonne et dans les karst   aveyronnais où elle est moyenne,
  • les niveaux forts à moyens dans la majorité du bassin   Adour-Garonne,
  • et les stocks globalement forts à moyens.

Sommaire de l’article :

Conclusion générale sur le Bassin   Adour-Garonne au 1er juin 2013 :

Tendance des nappes souterraines dans le bassin Adour-Garonne - partie 1

Tendance des nappes souterraines dans le bassin Adour-Garonne"
Tendance des nappes souterraines dans le bassin Adour-Garonne

Rappel des conclusions du 17 mars 2013 sur le bilan de la recharge   2012-2013 :

Les précipitations continues et intenses survenues depuis le mois de décembre 2012 sur l’ensemble du sud-ouest ont été très efficaces sur le plan de la recharge   des systèmes aquifères  . La montée des niveaux souterrains a été rapide et constante sur la majorité des points de suivi, pour atteindre un maximum des hautes eaux entre le 1er et le 15/02/2013. Dans certains secteurs, comme la plaine alluviale de l’Adour, les niveaux atteints présentent des périodes de retour parfois supérieurs à 10 ans humides et de nombreuses caves et sous-sol ont été inondés entre le 10 et le 15/02/2013.
La dynamique souterraine est maintenant à la stabilisation, voire même à la baisse des niveaux, ce qui laisse entrevoir un début de tarissement.
Malgré tout, les niveaux restent moyens à forts sur l’ensemble du bassin   et une nouvelle séquence de recharge   de faible intensité peut encore survenir au cours du mois de mai, si de nouveaux épisodes de précipitations intenses venaient à survenir.

Conclusions à début juin 2013 :

L’observation des niveaux piézométriques au début du mois de juin 2013 permet de mettre en évidence les points suivants :

  • Après un ressaut de recharge   lié aux pluies de la fin mai, les tendances piézométriques sont maintenant à la stabilisation des niveaux sur tous les aquifères   du centre et de l’ouest du bassin   Adour-Garonne. Seuls les systèmes situés au nord, c’est-à-dire le socle et les aquifères   karstiques   de Poitou-Charentes, ainsi que les karsts du Quercy et de l’Aveyron, et enfin les alluvions du Tarn, de l’Ariège et de l’Adour, connaissent une baisse de leurs niveaux piézométriques. Une légère remontée liée aux dernières pluies est observée sur l’aquifère   karstique   du chainon jurassique et crétacé des Pyrénées.
    Habituellement, en cette période de l’année, les aquifères   ont déjà entamé le tarissement et donc la baisse des niveaux depuis plusieurs semaines. Les séquences de pluie soutenues et régulières ont donc permis de maintenir durablement les niveaux en hautes eaux.
Figure 1 : Tendance d'évolution des niveaux piézométriques
Figure 1 : Tendance d’évolution des niveaux piézométriques


  • La recharge   annuelle liée aux pluies de l’automne 2012 et de l’hiver 2013 a été forte à très forte sur l’ensemble du bassin   Adour-Garonne, avec un bémol sur les alluvions de la plaine du Tarn-et-Garonne et les karsts de l’Aveyron où la recharge   n’a été que moyenne. Suite aux nouvelles séquences de pluies du mois de mai, une nouvelle recharge   s’est produite sur de nombreux systèmes à la fin mai et au début du mois de juin. Son intensité est globalement moins forte que celle de février 2013, du fait du développement plus important de la végétation.
Figure 2 : Intensité de la recharge des systèmes aquifères
Figure 2 : Intensité de la recharge des systèmes aquifères


  • Les niveaux piézométriques n’ont que légèrement évolué depuis ces deux derniers mois sur les aquifères   de la partie centrale du bassin   Adour-Garonne. Ils sont toujours forts à très forts, sauf dans la partie centrale des alluvions du Tarn-et-Garonne, où les niveaux sont encore moyens. Dans les aquifères   de socle et dans les calcaires karstifiés du nord et de l’est du bassin   (Poitou-Charentes, Lot, Aveyron), les niveaux ont également atteint des valeurs normales pour cette période de l’année. Ces systèmes réagissent en effet rapidement en termes de tarissement.
Figure 3 : Niveau piézométrique des systèmes aquifères
Figure 3 : Niveau piézométrique des systèmes aquifères


  • Le tarissement venant seulement d’être engagé sur une partie du bassin  . Il est donc encore trop tôt pour conclure sur l’importance du stock constitué. Cependant, au vue de l’intensité de la recharge  , il est fort probable que les réserves soient supérieures à la normale, sauf dans la plaine de Montauban et les causses de l’Aveyron où les stocks seront dans la moyenne généralement observée.
Figure 4 : Etat du stock souterrain
Figure 4 : Etat du stock souterrain



Conclusion sur l’état des nappes   au 1er juin 2013 :

De nouvelles séquences de pluies étant survenues au cours du mois d’avril et de mai, la situation a globalement peu évolué depuis le dernier bulletin de la mi-avril 2013. Les niveaux sont toujours globalement très hauts et supérieurs à la normale pour cette période de l’année, sauf dans les alluvions de la plaine du Tarn-et-Garonne où les niveaux remontent toujours, mais avec une grande inertie, et dans les karsts du bassin   où un début de tarissement a amené les systèmes à un niveau piézométrique   moyen.
Si les séquences de pluies se poursuivent encore dans les prochaines semaines, les niveaux seront maintenus et stabilisés, mais il est peu probable qu’une nouvelle séquence de recharge   se produise, du fait de l’augmentation de l’évapo-transpiration et de la demande des plantes. Cependant, le début du tarissement sera davantage retardé, laissant ainsi présager un maximum d’étiage très tardif pour l’année 2013.

Quelques définitions :

  • tendance :
    évolution du niveau piézométrique pluriannuellement : hausse, baisse, stabilisation.
  • recharge :
    quantité d’eau alimentant une nappe durant un cycle hydrologique ou une partie d’un cycle.
  • niveau :
    niveau piézométrique exprimé en profondeur ou en altitude NGF.
  • stock ou réserve régulatrice :
    part variable de la réserve d’un aquifère libre ; quantité maximale d’eau gravitaire contenue dans la zone de fluctuation, se référant à une période définie.

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