Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau

Description

Carte AG syst aqui adour
Sur la partie amont des alluvions de l’Adour, située exclusivement en région Midi-Pyrénées, les alluvions grossières de l’Adour reposent sur les formations imperméables de l’Eocène et du Pliocène (molasses et argiles à galets), sauf dans le secteur au sud d’Ossun où elles reposent sur des formations imperméables allant de l’Albien au Maastrichtien (flyschs marneux, calcaires, gréseux ou ardoisiers).
Dans la partie aval, les alluvions de l’Adour reposent sur des alluvions anciennes peu perméables ou sur les Sables Fauves tortoniens perméables.
Le substratum peut être considéré comme imperméable voire semi-perméable par secteurs. Les terrasses alluviales sont de type « emboîté ».

Le réservoir est constitué par les alluvions grossières de l’Adour : sables et graviers quaternaires. En amont, l’épaisseur des alluvions peut être importante et atteindre 40 m d’épaisseur, et les caractéristiques hydrodynamiques sont bonnes.
Les nappes   alluviales de l’Adour sont intensément exploitées pour l’usage agricole.

Dans la vallée du Gave de Pau, les nappes   alluviales sont composées par des terrasses latérales (nappe   de Denguin, nappe   de Lons), situées en position haute, par rapport à la terrasse actuelle (Saligue) sur laquelle divague le Gave. Les terrasses latérales sont formées par une dizaine de mètres de sables, graviers et galets. L’épaisseur de cet aquifère   ne dépasse généralement pas 10 m, mais les bonnes caractéristiques hydrodynamiques (T > 10-2 m/s) permettent d’escompter des débits unitaires élevés. Ces nappes   alluviales sont exploitées de façon importante pour l’AEP  , mais également pour l’agriculture et l’industrie.

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines, établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en août 2019 : Alors que les niveaux étaient partout orientés à la baisse dans la nappe   alluviale de l’Adour au mois de juillet, ils se sont stabilisés dans les parties centrale et aval de la vallée.
    Si les niveaux restent modérément hauts en amont (Peyta, 65, sud Tarbes) et sont désormais hauts en aval (Tarsac, 32, sud-est Mont-de-Marsan), ils restent très bas à Lafitole (65, nord Tarbes). Dans ce secteur, le battement de la nappe   est particulièrement faible (environ 0,5 m), le niveau est inférieur au niveau d’étiage moyen depuis mi-juin. On notera enfin la présence de fluctuations vraisemblablement liés à des prélèvements dans le piézomètre de Peyta.
    Globalement, la situation est comparable à celle du mois de juillet 2017, sauf dans la partie aval où les niveaux sont plus élevés.
    Nappes alluviales de l'Adour et du Gave de Pau
    Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau
  • Etat en juillet 2019 : Alors que la situation était contrastée au mois de juin, les niveaux sont désormais partout orientés à la baisse. Si les niveaux sont modérément hauts en amont (Peyta, 65, sud Tarbes) et en aval (Tarsac, 32, sud-est Mont-de-Marsan), ils restent très bas à Lafitole (65, nord Tarbes). Dans ce secteur, le battement de la nappe   est particulièrement faible (environ 0,5 m) ; le niveau est inférieur au niveau d’étiage moyen depuis mi-juin. On notera enfin la présence de fluctuations vraisemblablement liés à des prélèvements dans le piézomètre de Peyta.
    Globalement, la situation est comparable à celle du mois de juillet 2017.
  • Etat en juin 2019 : A l’échelle de l’indicateur global, la tendance à la stabilité des niveaux, modérément bas, se maintient. Localement, on retrouve toujours des situations contrastées, avec des niveaux toujours très bas et inférieurs au niveau d’étiage moyen à Lafitole. Toutefois, dans ce secteur, le battement de la nappe   est particulièrement faible (environ 0,5 m). En amont (Peyta), les niveaux remontent et sont désormais proches de la moyenne, probablement sous l’influence de la fonte des neiges.
  • Etat en mai 2019 : L’évolution des niveaux est contrastée. La tendance ne reste orientée à la baisse que dans la partie amont de la vallée de l’Adour (Laloubère / Peyta), où les niveaux sont désormais bas, alors qu’ils étaient proches de la moyenne en mars et modérément bas en avril. Toutefois, malgré une dynamique de recharge / récession lente, les précipitations printanières ont fait remonter les niveaux lors de la dernière semaine de mai. Au centre de la vallée de l’Adour (Lafitole), où le battement de la nappe   est particulièrement limité, les niveaux sont stables, mais restent très bas, et inférieurs au niveau d’étiage moyen depuis le mois de mars. Dans la partie aval (Tarsac), plus réactive aux précipitations, les niveaux sont orientés à la hausse, comme en avril, et ils passent de proches de la moyenne à modérément hauts. Enfin, pour la nappe   alluviale du Gave de Pau (Saint-Cricq-du-Gave), les niveaux sont stables et modérément bas. A l’échelle du système aquifère  , c’est le seul indicateur global du bassin   qui n’est pas orienté à la baisse. La tendance à la stabilité des niveaux domine après deux mois de baisse, et les niveaux restent modérément bas, comme les mois précédents.
  • Etat en avril 2019 : La tendance est à la baisse des niveaux, mais pas pour l’ensemble des indicateurs. En amont et au centre (Laloubère / Peyta et Lafitole), où la dynamique de recharge / récession est plus lente, les niveaux sont orientés à la baisse en avril : ils sont désormais modérément bas en amont (Laloubère / Peyta) et restent très bas dans la partie centrale (Lafitole). Le battement saisonnier est plus faible dans ce secteur, mais les niveaux y restent inférieurs au niveau d’étiage moyen, comme en mars. Dans la partie aval (Tarsac), plus réactive aux précipitations, les niveaux sont orientés à la hausse, mais ils restent proches de la moyenne.
    La nappe   alluviale du Gave de Pau souffre toujours de l’absence de données suffisamment récentes pour le calcul de l’IPS sur son piézomètre de suivi. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc en baisse, et restent modérément bas.
  • Etat en mars 2019 : La tendance est à la baisse des niveaux, mais pas pour l’ensemble des indicateurs. En amont (Laloubère / Peyta), où la dynamique de recharge / récession est plus lente, les niveaux se sont stabilisés en mars et restent proches de la moyenne. Dans la partie aval (Tarsac), plus réactive, les niveaux sont orientés à la baisse, mais les niveaux, modérément hauts au mois de février, sont désormais proches de la moyenne. La situation est plus critique dans la partie centrale (Lafitole), celle au battement saisonnier le plus faible, mais où la tendance à la baisse s’accompagne désormais de niveaux très bas, déjà inférieurs au niveau d’étiage moyen. La nappe   alluviale du Gave de Pau souffre toujours de l’absence de données suffisamment récentes, sur son piézomètre de suivi, pour le calcul de l’IPS. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc en baisse, et redeviennent modérément bas, comme en décembre.
  • Etat en février 2019 : La tendance est à la hausse des niveaux sur l’ensemble des indicateurs. Les niveaux sont proches de la moyenne en amont, modérément bas au centre de la plaine alluviale et modérément hauts dans la partie avale. Par rapport au mois de décembre 2018, où les niveaux étaient alors bas en amont et proches de la moyenne dans la partie avale, la situation dénote donc une recharge sensible sur les deux premiers mois de 2019. La nappe   alluviale du Gave de Pau souffre toujours de l’absence de données, depuis le 11 décembre dernier, sur son piézomètre de suivi. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux restent donc en hausse, et sont désormais proches de la moyenne alors qu’ils étaient modérément bas en décembre.
  • Etat en décembre 2018 (bilan au 07/01/2019) : Pour la nappe   alluviale de l’Adour, la tendance est à la hausse des niveaux pour la partie centrale et aval, mais reste orientée à la baisse dans la partie amont. On retrouve ce contraste géographique dans l’observation des niveaux puisque ceux-ci sont bas en amont, modérément bas dans la partie centrale, et proches de la moyenne dans le secteur le plus en aval. En amont et en aval, cela dénote une forte baisse de l’IPS, puisqu’il indiquait encore des niveaux très hauts respectivement en septembre et octobre. Quant à la nappe   alluviale du Gave de Pau, les données de l’indicateur étaient trop lacunaires pour présenter l’IPS, mais la tendance sur les 11 premiers jours du mois était à la hausse des niveaux, ceux-ci étant modérément bas. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc en hausse, mais modérément bas alors qu’ils étaient modérément hauts depuis août.
  • Etat en octobre 2018 (bilan au 09/11/2018) : Les résultats pour ce mois d’octobre 2018 sont conditionnés par l’absence de données pour 2 des 4 indicateurs ponctuels du système aquifère  , mesurant le niveau de la nappe   dans la partie amont de la vallée de l’Adour et dans la nappe   alluviale du Gave de Pau. Les deux autres points suivant la nappe   de l’Adour présentent une stabilisation des niveaux, indiquant un étiage vraisemblablement atteint début octobre. Les niveaux restent modérément bas dans la partie centrale de la vallée de l’Adour, comme en août et septembre. Dans la partie aval, les données étaient indisponibles au moment de la rédaction du BSH ces trois derniers mois en raison de problèmes de télétransmission, mais les niveaux sont restés très hauts depuis le mois d’avril, et c’est toujours le cas en ce mois d’octobre. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux restent modérément hauts et stables, mais ce résultat est biaisé par l’absence de données pour la moitié des indicateurs ponctuels.
  • Etat en septembre 2018 (bilan au 05/10/2018) : Comme depuis le mois de juillet 2018, les niveaux sont orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels des nappes   alluviales de l’Adour. Cependant, les données restent indisponibles pour l’indicateur ponctuel de la partie aval de la vallée de l’Adour, un secteur où les niveaux étaient très hauts en juin et juillet. C’était aussi le cas dans la partie amont de la vallée de l’Adour, où les niveaux sont également très hauts en septembre. Par contre, dans la partie centrale, la baisse a été plus prononcée au cours de l’été. Au mois de septembre, les niveaux restent toutefois modérément bas, comme au mois d’août. Enfin, dans la vallée du Gave de Pau, les niveaux, très hauts en juin et juillet, sont désormais hauts. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont modérément hauts, du fait des résultats contrastés suivant les secteurs.
  • Etat en août 2018 (bilan au 05/09/2018) : Comme au mois de juillet 2018, les niveaux sont orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels des nappes   alluviales de l’Adour. Cependant, les données n’étaient pas disponibles pour l’indicateur ponctuel de la partie aval de la vallée de l’Adour et pour l’indicateur ponctuel de la nappe   du Gave de Pau ; deux secteurs où les niveaux étaient très hauts en juin et juillet. C’était également le cas dans la partie amont de la vallée de l’Adour, où les niveaux sont désormais simplement hauts. Par contre, dans la partie centrale, la baisse a été plus prononcée et les niveaux, hauts en juin, sont désormais modérément bas après deux mois de forte baisse. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont modérément hauts, mais ce résultat est influencé par l’absence de données pour deux des quatre indicateurs ponctuels.
  • Etat en juillet 2018 (bilan au 07/08/2018) : Après un épisode de recharge au mois de juin, vraisemblablement lié au couplage des précipitations et de la fonte des neiges pyrénéennes, les niveaux sont cette fois partout orientés à la baisse. A l’instar du mois de juin, les niveaux restent très hauts, dans la partie amont de la vallée de l’Adour et dans la vallée du Gave. Par contre, dans la partie centrale de la vallée de l’Adour, la baisse a été plus prononcée et les niveaux, hauts en juin, sont désormais proches de la moyenne. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont globalement hauts. La forte recharge du mois de juin, qui avait contribué à obtenir des niveaux très hauts, se fait donc encore ressentir, car les niveaux étaient plutôt modérément hauts jusqu’au mois de mai.
  • Etat en juin 2018 (bilan au 09/07/2018) : Les précipitations de ce mois de juin, vraisemblablement couplées à la fonte des neiges pyrénéennes, ont contribué à recharger significativement les nappes   alluviales de l’Adour et du Gave de Pau. Les niveaux sont partout orientés à la hausse, après trois mois d’évolutions plus contrastées. En conséquence, les niveaux sont désormais partout très hauts, à l’unique exception de la partie centrale de la vallée de l’Adour, où les niveaux sont simplement hauts. Cela constitue cependant une évolution significative pour ce secteur, puisque les niveaux y étaient modérément bas à proches de la moyenne depuis le début de l’année 2018. Pour tous les indicateurs, les niveaux maxima enregistrés en ce mois de juin sont proches, voire supérieurs, aux niveaux enregistrés en juin 2013.
  • Etat en mai 2018 (bilan au 10/06/2018) : Comme au mois d’avril, où les niveaux oscillaient entre stabilisation et hausse sur les indicateurs ponctuels, le mois de mai montre des évolutions contrastées suivant les secteurs. Si la tendance générale à la baisse se retrouve dans la partie amont et centrale de la vallée de l’Adour, les niveaux restent stables dans la vallée du Gave de Pau et sont même à la hausse dans la partie aval de la nappe   de l’Adour. Cette dernière tendance est néanmoins à nuancer, tout comme les niveaux très hauts observés sur cet indicateur ponctuel, en raison de fuites constatées sur le château d’eau voisin, ayant pu influencer le niveau piézométrique  . Ailleurs, les niveaux sont modérément hauts, à l’exception de la partie centrale de la vallée de l’Adour, où les niveaux, déjà un peu plus bas que les autres indicateurs ponctuels les mois précédents, sont désormais modérément bas. Globalement, à l’échelle du système alluvial de l’Adour et du Gave de Pau, la tendance est à la baisse avec des niveaux modérément hauts.
  • Etat en avril 2018 (bilan au 14/05/2018) : Alors qu’au mois de mars, les niveaux étaient orientés à la baisse sur la plupart des indicateurs ponctuels, le mois d’avril montre une inversion de cette tendance qui oscille désormais entre stabilisation et hausse. De plus, pour la partie amont de la vallée de l’Adour, seul indicateur ponctuel désormais orienté à la baisse, les données sont incomplètes et le résultat doit donc être nuancé. Comme les mois précédents, les niveaux sont globalement modérément hauts, mais varient d’autour de la moyenne (centre de la vallée de l’Adour) à très hauts (partie aval de la plaine de l’Adour).
  • Etat en mars 2018 (bilan au 06/04/2018) : La hausse des niveaux observée à partir de novembre ou décembre 2017 suivant les secteurs s’est achevée en mars, pour la plupart des indicateurs ponctuels, qui indiquent désormais une tendance à la baisse. La seule exception concerne la partie amont de la plaine de l’Adour. Les fortes précipitations enregistrées précédemment, et notamment à la fin du mois de février, ont cependant permis de retrouver des niveaux proches de la moyenne à hauts. C’est au centre de la vallée de l’Adour que les niveaux sont le moins hauts, alors qu’ils sont hauts dans le reste de la plaine alluviale. Globalement, les niveaux sont modérément hauts ; une tendance comparable à celle constatée au mois de février.
  • Etat en février 2018 (bilan au 09/03/2018) : La hausse des niveaux observée, à partir de novembre ou décembre 2017 suivant les secteurs, s’est poursuivie en février. Les fortes précipitations ont permis de retrouver des niveaux globalement modérément hauts sur l’ensemble de la plaine alluviale de l’Adour. Ils sont hauts à très hauts dans la partie aval et plus proches de la moyenne dans la partie centrale. En décembre 2017, les niveaux étaient déjà supérieurs à la moyenne dans la partie aval, mais les niveaux étaient encore respectivement très bas et modérément bas sur les parties amont et centrale de la nappe  . Les données du point de suivi de la nappe   alluviale du Gave de Pau n’étant pas disponibles pour le mois de février, c’est la tendance pour le mois de janvier qui est présentée : elle indique des niveaux hauts à très hauts pour le début de l’année 2018.

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