Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau

Description

Carte AG syst aqui adour
Sur la partie amont des alluvions de l’Adour, située exclusivement en région Midi-Pyrénées, les alluvions grossières de l’Adour reposent sur les formations imperméables de l’Eocène et du Pliocène (molasses et argiles à galets), sauf dans le secteur au sud d’Ossun où elles reposent sur des formations imperméables allant de l’Albien au Maastrichtien (flyschs marneux, calcaires, gréseux ou ardoisiers).
Dans la partie aval, les alluvions de l’Adour reposent sur des alluvions anciennes peu perméables ou sur les Sables Fauves tortoniens perméables.
Le substratum peut être considéré comme imperméable voire semi-perméable par secteurs. Les terrasses alluviales sont de type « emboîté ».

Le réservoir est constitué par les alluvions grossières de l’Adour : sables et graviers quaternaires. En amont, l’épaisseur des alluvions peut être importante et atteindre 40 m d’épaisseur, et les caractéristiques hydrodynamiques sont bonnes.
Les nappes   alluviales de l’Adour sont intensément exploitées pour l’usage agricole.

Dans la vallée du Gave de Pau, les nappes   alluviales sont composées par des terrasses latérales (nappe   de Denguin, nappe   de Lons), situées en position haute, par rapport à la terrasse actuelle (Saligue) sur laquelle divague le Gave. Les terrasses latérales sont formées par une dizaine de mètres de sables, graviers et galets. L’épaisseur de cet aquifère   ne dépasse généralement pas 10 m, mais les bonnes caractéristiques hydrodynamiques (T > 10-2 m/s) permettent d’escompter des débits unitaires élevés. Ces nappes   alluviales sont exploitées de façon importante pour l’AEP  , mais également pour l’agriculture et l’industrie.

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines  , établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en août 2018 (bilan au 05/09/2018) : Comme au mois de juillet 2018, les niveaux sont orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels des nappes   alluviales de l’Adour. Cependant, les données n’étaient pas disponibles pour l’indicateur ponctuel de la partie aval de la vallée de l’Adour et pour l’indicateur ponctuel de la nappe   du Gave de Pau ; deux secteurs où les niveaux étaient très hauts en juin et juillet. C’était également le cas dans la partie amont de la vallée de l’Adour, où les niveaux sont désormais simplement hauts. Par contre, dans la partie centrale, la baisse a été plus prononcée et les niveaux, hauts en juin, sont désormais modérément bas après deux mois de forte baisse. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont modérément hauts, mais ce résultat est influencé par l’absence de données pour deux des quatre indicateurs ponctuels.
  • Etat en juillet 2018 (bilan au 07/08/2018) : Après un épisode de recharge   au mois de juin, vraisemblablement lié au couplage des précipitations et de la fonte des neiges pyrénéennes, les niveaux sont cette fois partout orientés à la baisse. A l’instar du mois de juin, les niveaux restent très hauts, dans la partie amont de la vallée de l’Adour et dans la vallée du Gave. Par contre, dans la partie centrale de la vallée de l’Adour, la baisse a été plus prononcée et les niveaux, hauts en juin, sont désormais proches de la moyenne. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont globalement hauts. La forte recharge   du mois de juin, qui avait contribué à obtenir des niveaux très hauts, se fait donc encore ressentir, car les niveaux étaient plutôt modérément hauts jusqu’au mois de mai.
  • Etat en juin 2018 (bilan au 09/07/2018) : Les précipitations de ce mois de juin, vraisemblablement couplées à la fonte des neiges pyrénéennes, ont contribué à recharger significativement les nappes   alluviales de l’Adour et du Gave de Pau. Les niveaux sont partout orientés à la hausse, après trois mois d’évolutions plus contrastées. En conséquence, les niveaux sont désormais partout très hauts, à l’unique exception de la partie centrale de la vallée de l’Adour, où les niveaux sont simplement hauts. Cela constitue cependant une évolution significative pour ce secteur, puisque les niveaux y étaient modérément bas à proches de la moyenne depuis le début de l’année 2018. Pour tous les indicateurs, les niveaux maxima enregistrés en ce mois de juin sont proches, voire supérieurs, aux niveaux enregistrés en juin 2013.
  • Etat en mai 2018 (bilan au 10/06/2018) : Comme au mois d’avril, où les niveaux oscillaient entre stabilisation et hausse sur les indicateurs ponctuels, le mois de mai montre des évolutions contrastées suivant les secteurs. Si la tendance générale à la baisse se retrouve dans la partie amont et centrale de la vallée de l’Adour, les niveaux restent stables dans la vallée du Gave de Pau et sont même à la hausse dans la partie aval de la nappe   de l’Adour. Cette dernière tendance est néanmoins à nuancer, tout comme les niveaux très hauts observés sur cet indicateur ponctuel, en raison de fuites constatées sur le château d’eau voisin, ayant pu influencer le niveau piézométrique  . Ailleurs, les niveaux sont modérément hauts, à l’exception de la partie centrale de la vallée de l’Adour, où les niveaux, déjà un peu plus bas que les autres indicateurs ponctuels les mois précédents, sont désormais modérément bas. Globalement, à l’échelle du système alluvial de l’Adour et du Gave de Pau, la tendance est à la baisse avec des niveaux modérément hauts.
  • Etat en avril 2018 (bilan au 14/05/2018) : Alors qu’au mois de mars, les niveaux étaient orientés à la baisse sur la plupart des indicateurs ponctuels, le mois d’avril montre une inversion de cette tendance qui oscille désormais entre stabilisation et hausse. De plus, pour la partie amont de la vallée de l’Adour, seul indicateur ponctuel désormais orienté à la baisse, les données sont incomplètes et le résultat doit donc être nuancé. Comme les mois précédents, les niveaux sont globalement modérément hauts, mais varient d’autour de la moyenne (centre de la vallée de l’Adour) à très hauts (partie aval de la plaine de l’Adour).
  • Etat en mars 2018 (bilan au 06/04/2018) : La hausse des niveaux observée à partir de novembre ou décembre 2017 suivant les secteurs s’est achevée en mars, pour la plupart des indicateurs ponctuels, qui indiquent désormais une tendance à la baisse. La seule exception concerne la partie amont de la plaine de l’Adour. Les fortes précipitations enregistrées précédemment, et notamment à la fin du mois de février, ont cependant permis de retrouver des niveaux proches de la moyenne à hauts. C’est au centre de la vallée de l’Adour que les niveaux sont le moins hauts, alors qu’ils sont hauts dans le reste de la plaine alluviale. Globalement, les niveaux sont modérément hauts ; une tendance comparable à celle constatée au mois de février.
  • Etat en février 2018 (bilan au 09/03/2018) : La hausse des niveaux observée, à partir de novembre ou décembre 2017 suivant les secteurs, s’est poursuivie en février. Les fortes précipitations ont permis de retrouver des niveaux globalement modérément hauts sur l’ensemble de la plaine alluviale de l’Adour. Ils sont hauts à très hauts dans la partie aval et plus proches de la moyenne dans la partie centrale. En décembre 2017, les niveaux étaient déjà supérieurs à la moyenne dans la partie aval, mais les niveaux étaient encore respectivement très bas et modérément bas sur les parties amont et centrale de la nappe  . Les données du point de suivi de la nappe   alluviale du Gave de Pau n’étant pas disponibles pour le mois de février, c’est la tendance pour le mois de janvier qui est présentée : elle indique des niveaux hauts à très hauts pour le début de l’année 2018.
  • Etat en décembre 2017 (bilan au 08/01/2018) : Dans les parties médiane et aval de la nappe  , les niveaux ont atteint l’étiage en octobre et sont repartis à la hausse dès le mois de novembre 2017 ; une hausse poursuivie en décembre. La hausse des niveaux s’est intensifiée à partir du 8 et 9 décembre. Dans la partie amont, par contre, les niveaux ont continué de baisser jusqu’à la fin du mois de novembre. Ils ont commencé à remonter uniquement à partir de la mi-décembre. Dans ce secteur, les niveaux sont très bas. Plus en aval, les niveaux sont plus proches de la moyenne (de modérément bas à modérément hauts).
  • Etat en août 2017 (bilan au 06/09/2017) : La baisse des niveaux des nappes   alluviales de l’Adour, entamée en mai, s’est poursuivie en août 2017. Depuis le mois de juin, cette baisse est cependant modérée et, ponctuellement, les niveaux peuvent se stabiliser à l’échelle d’un mois. C’est le cas dans la partie amont de la nappe   alluviale de l’Adour pour ce mois d’août. Cela s’explique notamment par l’irrégulière répartition des précipitations estivales, qui permettent localement de fortes recharges ponctuelles (52 cm lors de la première semaine d’août pour l’amont de la vallée de l’Adour). En conséquence, les niveaux sont autour de la moyenne à modérément hauts dans ce secteur, une tendance qui s’est dessinée au début de l’année 2017 avant un mois de mai particulièrement sec. Seule exception, la partie centrale de la nappe   de l’Adour, où les niveaux sont désormais bas.
  • Etat en juillet 2017 (bilan au 07/08/2017) : La baisse des niveaux des nappes   alluviales de l’Adour, entamée en mai, s’est poursuivie en juillet 2017. Après une forte baisse des niveaux au mois de mai, la baisse a été plus modérée en juin et juillet. Cela s’explique notamment par les fortes précipitations enregistrées fin juin, qui ont contribué à une recharge   ponctuelle de la nappe  , atteignant localement 35 cm. En conséquence, les niveaux sont autour de la moyenne à modérément hauts dans ce secteur, une tendance qui s’est dessinée au début de l’année 2017 avant un mois de mai particulièrement sec. A l’instar des mois précédents, les niveaux restent un peu plus bas dans la partie amont de la nappe   de l’Adour.
  • Etat en juin 2017 (bilan au 06/07/2017) : La baisse des niveaux des nappes  , entamée en mai, s’est poursuivie en juin 2017. Le forte baisse du mois de mai avait fait basculer les niveaux, jusqu’alors plutôt modérément hauts depuis mars, vers des niveaux bas. La baisse a été plus limitée en juin, les niveaux sont désormais modérément bas. A l’instar des mois précédents, les niveaux restent plus bas dans la partie amont de la nappe   de l’Adour.
  • Etat en mai 2017 (bilan au 12/06/2017) : Les niveaux de la nappe   alluviale de l’Adour sont en forte baisse en mai 2017, marquant la fin de la période de recharge   et le début de la transition vers les basses eaux. Alors que les niveaux étaient, à l’échelle du système aquifère  , autour de la moyenne à modérément hauts ces derniers mois, ils sont désormais bas. La situation est d’autant plus critique qu’on se rapproche de la partie amont du bassin   : les niveaux y sont très bas alors qu’ils sont plus modérément bas dans la partie aval. Aucune information n’a pu être collectée pour la nappe   du Gave de Pau pour ce mois de mai 2017.
  • Etat en avril 2017 (bilan au 05/05/2017) : Les niveaux de ces nappes   restent modérément hauts à hauts, une exception notable dans le bassin   Adour-Garonne. Au sein de cette entité, les niveaux restent modérément bas dans la partie amont de la nappe   de l’Adour, comme les mois précédents. Dans cette zone, les niveaux sont même repartis à la baisse, alors qu’ils restent en hausse ou se stabilisent plus en aval et dans la nappe   du Gave de Pau.
  • Etat en mars 2017 (bilan au 06/04/2017) : La dynamique piézométrique   des nappes   poursuit sa hausse entamée en début d’année 2017. Dans la partie amont de la nappe   de l’Adour, les niveaux se sont plutôt stabilisés après la forte hausse de février. Les niveaux, autour de la moyenne en février, sont désormais modérément hauts, à l’exception de la partie la plus amont de la vallée de l’Adour, où ils restent modérément bas.
  • Etat en février 2017 (bilan au 09/03/2017) : La dynamique piézométrique   des nappes   apparaît en hausse en ce début d’année 2017, après la stabilisation, voire la légère baisse de la fin d’année 2016. A l’exception de la partie amont de l’Adour, les nappes   alluviales ont réagi aux précipitations de mi-janvier et début février, qui ont contribué à faire rapidement remonter les niveaux. En amont de l’Adour, la piézométrie  , stable en janvier, est repartie plus nettement à la hausse en février, mais ce retard explique un niveau modérément bas. Dans l’ensemble, les niveaux sont cependant proches de la moyenne pour cette époque de l’année.

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