Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau

Description

Sur la partie amont des alluvions de l’Adour, située exclusivement en région Midi-Pyrénées, les alluvions grossières de l’Adour reposent sur les formations imperméables de l’Eocène et du Pliocène (molasses et argiles à galets), sauf dans le secteur au sud d’Ossun où elles reposent sur des formations imperméables allant de l’Albien au Maastrichtien (flyschs marneux, calcaires, gréseux ou ardoisiers).
Dans la partie aval, les alluvions de l’Adour reposent sur des alluvions anciennes peu perméables ou sur les Sables Fauves tortoniens perméables.
Le substratum peut être considéré comme imperméable voire semi-perméable par secteurs. Les terrasses alluviales sont de type « emboîté ».

Le réservoir est constitué par les alluvions grossières de l’Adour : sables et graviers quaternaires. En amont, l’épaisseur des alluvions peut être importante et atteindre 40 m d’épaisseur, et les caractéristiques hydrodynamiques sont bonnes.
Les nappes   alluviales de l’Adour sont intensément exploitées pour l’usage agricole.

Dans la vallée du Gave de Pau, les nappes   alluviales sont composées par des terrasses latérales (nappe   de Denguin, nappe   de Lons), situées en position haute, par rapport à la terrasse actuelle (Saligue) sur laquelle divague le Gave. Les terrasses latérales sont formées par une dizaine de mètres de sables, graviers et galets. L’épaisseur de cet aquifère   ne dépasse généralement pas 10 m, mais les bonnes caractéristiques hydrodynamiques (T > 10-2 m/s) permettent d’escompter des débits unitaires élevés. Ces nappes   alluviales sont exploitées de façon importante pour l’AEP  , mais également pour l’agriculture et l’industrie.

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines  , établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en juillet 2017 (bilan au 07/08/2017) : La baisse des niveaux des nappes   alluviales de l’Adour, entamée en mai, s’est poursuivie en juillet 2017. Après une forte baisse des niveaux au mois de mai, la baisse a été plus modérée en juin et juillet. Cela s’explique notamment par les fortes précipitations enregistrées fin juin, qui ont contribué à une recharge   ponctuelle de la nappe  , atteignant localement 35 cm. En conséquence, les niveaux sont autour de la moyenne à modérément hauts dans ce secteur, une tendance qui s’est dessinée au début de l’année 2017 avant un mois de mai particulièrement sec. A l’instar des mois précédents, les niveaux restent un peu plus bas dans la partie amont de la nappe   de l’Adour.
  • Etat en mai 2017 (bilan au 12/06/2017) : Les niveaux de la nappe   alluviale de l’Adour sont en forte baisse en mai 2017, marquant la fin de la période de recharge   et le début de la transition vers les basses eaux. Alors que les niveaux étaient, à l’échelle du système aquifère  , autour de la moyenne à modérément hauts ces derniers mois, ils sont désormais bas. La situation est d’autant plus critique qu’on se rapproche de la partie amont du bassin   : les niveaux y sont très bas alors qu’ils sont plus modérément bas dans la partie aval. Aucune information n’a pu être collectée pour la nappe   du Gave de Pau pour ce mois de mai 2017.
  • Etat en avril 2017 (bilan au 05/05/2017) : Les niveaux de ces nappes   restent modérément hauts à hauts, une exception notable dans le bassin   Adour-Garonne. Au sein de cette entité, les niveaux restent modérément bas dans la partie amont de la nappe   de l’Adour, comme les mois précédents. Dans cette zone, les niveaux sont même repartis à la baisse, alors qu’ils restent en hausse ou se stabilisent plus en aval et dans la nappe   du Gave de Pau.
  • Etat en mars 2017 (bilan au 06/04/2017) : La dynamique piézométrique   des nappes   poursuit sa hausse entamée en début d’année 2017. Dans la partie amont de la nappe   de l’Adour, les niveaux se sont plutôt stabilisés après la forte hausse de février. Les niveaux, autour de la moyenne en février, sont désormais modérément hauts, à l’exception de la partie la plus amont de la vallée de l’Adour, où ils restent modérément bas.
  • Etat en février 2017 (bilan au 09/03/2017) : La dynamique piézométrique   des nappes   apparaît en hausse en ce début d’année 2017, après la stabilisation, voire la légère baisse de la fin d’année 2016. A l’exception de la partie amont de l’Adour, les nappes   alluviales ont réagi aux précipitations de mi-janvier et début février, qui ont contribué à faire rapidement remonter les niveaux. En amont de l’Adour, la piézométrie  , stable en janvier, est repartie plus nettement à la hausse en février, mais ce retard explique un niveau modérément bas. Dans l’ensemble, les niveaux sont cependant proches de la moyenne pour cette époque de l’année.
  • Etat en décembre 2016 (bilan au 05/01/2017) : La dynamique piézométrique   des nappes   apparait stable en décembre et est même en légère baisse en amont de l’Adour, par rapport à novembre, qui a connu des pics de recharge   en raison de précipitations de début de mois. Les nappes   affichent des niveaux conformes, voire inférieurs à la normale.
  • Etat en octobre 2016 (bilan au 07/11/2016) : La piézométrie   s’est stabilisée au cours du mois d’octobre. Comme pour les autres systèmes, le maximum des basses eaux semble avoir été atteint. Les niveaux restent cependant à des valeurs proches de la normale voire supérieurs à la normale, marquant une année hydrologique plutôt favorable pour ces systèmes.
  • Etat en août 2016 (bilan au 06/09/2016) : Le déficit pluviométrique du mois d’août s’est traduit par la baisse des niveaux d’eau, baisse restant assez légère par endroits. Ainsi, dans la continuité du mois précédent, les niveaux restent normaux à supérieurs à la normale.
  • Etat en juillet 2016 (bilan au 05/08/2016) : Le nord des Pyrénées a connu une pluviométrie supérieure à la normale, se traduisant par une relative stabilité, avec toutefois une légère tendance à la baisse, des nappes   alluviales de l’Adour et du Gave de Pau. Les niveaux se retrouvent, dans la continuité du mois précédent, à des niveaux supérieurs à la normale.
  • Etat en juin 2016 (bilan au 05/07/2016) : Les nappes   alluviales de l’Adour et du Gave de Pau apparaissent stables par rapport au mois de mai. Les niveaux piézométriques se retrouvent à des niveaux supérieurs à la normale.
  • Etat en mai 2016 (bilan au 06/06/2016) : Les nappes   alluviales apparaissent stables par rapport au mois d’avril. Toutefois, la dynamique observée depuis la fin du mois précédent correspond à une légère baisse des niveaux. Ces derniers se retrouvent à des niveaux normaux, voire inférieurs, à ceux observés habituellement à cette période de l’année.
  • Etat en avril 2016 (bilan au 10/05/2016) : Les nappes   ont amorcé une phase de légère baisse en avril 2016 à la faveur de précipitations légèrement inférieures à la normale. Les niveaux observés restent cependant supérieurs à ceux habituellement observables à cette période de l’année.
  • Etat en mars 2016 (bilan au 05/04/2016) : Comme ailleurs, les niveaux ont connu une certaine stabilisation durant le mois de mars. Du fait d’une recharge   favorable de début d’année et d’un maintien des niveaux, les nappes   alluviales de l’Adour et du Gave de Pau présentent des hauteurs d’eau supérieures à la normale.
  • Etat en février 2016 (bilan au 07/03/2016) : La pluviométrie de ce début d’année a engendré une hausse généralisée des niveaux piézométriques depuis janvier. En février, les nappes   sont à des niveaux légèrement supérieurs à la normale.
  • Etat en décembre 2015 (bilan au 07/01/2016) : Ces nappes   connaissent une situation plus contrastée que les autres systèmes aquifères  . Certains indicateurs, comme celui de Peyta (65) indiquent des niveaux très inférieurs à la normale, tandis que ceux de Lafitole et de Tarsac affichent des niveaux conformes à la normale. Le piézomètre   de Tarsac (32) a même connu un pic de recharge   à la fin de mois de décembre, mais ce phénomène semble très localisé. Globalement, la dynamique piézométrique   est restée stable sur tout le mois de décembre, et comme ailleurs, le processus de recharge   n’a pas encore été amorcé, faute de précipitations.
  • Etat en octobre 2015 (bilan au 09/11/2015) : Dans la continuité des mois précédents, les niveaux piézométriques observés sont toujours supérieurs à la normale. La tendance nette à la stabilisation indique que le maximum d’étiage est atteint. Ces aquifères   auront donc bénéficié d’une bonne intensité de recharge   au cours de l’année hydrologique 2014-2015, de l’ordre d’une période de retour quinquennale humide.
  • Etat en août 2015 (bilan au 04/09/2015) : Après la phase de tarissement observée au mois de juillet, les aquifères   alluviaux de l’Adour ont bénéficié d’un épisode de recharge  , provoqué par les pluies orageuses estivales. Cette recharge   reste relativement amortie en intensité, mais permet de soutenir les niveaux à des valeurs supérieures à la normale pour cette période de l’année.
  • Etat en juillet 2015 (bilan au 31/07/2015) : Le tarissement lent se poursuit également dans la nappe   alluviale de l’Adour, mais, comme pour la Garonne, l’intensité du déstockage est faible et les niveaux piézométriques évoluent peu. Les niveaux sont toujours globalement proches de la normale pour cette période de l’année.
  • Etat en juin 2015 (bilan au 03/07/2015) : Comme pour les autres aquifères   du bassin   Adour-Garonne, ces nappes   connaissent une phase de tarissement lente depuis le mois de mars. Un petit pic de recharge   a été observé à la mi-juin sur certains piézomètres. La bonne recharge   hivernale a permis de soutenir les stocks et les niveaux restent aujourd’hui proches de la normale pour cette période de l’année.
  • Etat en mai 2015 (bilan au 08/06/2015) : Un petit épisode de recharge   a été observé sur l’aquifère   alluvial de l’Adour au début du mois de mai. Il a ensuite été relayé par une phase de tarissement lente et continue. Cette opération nulle laisse les niveaux piézométriques à un niveau très proche de celui observé au mois d’avril, avec des valeurs supérieures à la normale pour un mois de mai.
  • Etat en avril 2015 (bilan au 06/05/2015) : Plusieurs séquences de recharges importantes sont survenues sur cet aquifère   depuis le début de l’année. Un nouvel épisode de recharge  , peu intense, s’est produit à la fin du mois d’avril. Les niveaux piézométriques sont soutenus par ces phases de recharges successives et restent toujours supérieurs à la normale observée pour cette période de l’année.
  • Etat en mars 2015 (bilan au 07/04/2015) : Plusieurs séquences de recharges importantes sont survenues sur cet aquifère   depuis le début de l’année. Cette dynamique s’est poursuivie au cours du mois de mars, avec des pics de recharge   importants, survenus fin février - début mars. Une phase de tarissement s’est ensuite engagée, mais un nouveau ressaut de recharge  , de plus faible intensité, est survenue en fin de mois. Les niveaux piézométriques sont soutenus par ces phases de recharge   successives et restent supérieurs à la normale observée pour cette période de l’année.
  • Etat en janvier-février 2015 (bilan au 06/03/2015) : Dans la vallée de l’Adour, les épisodes pluvieux intenses et continus survenus depuis le mois de janvier ont impacté plus fortement les nappes   alluviales. Une dynamique de recharge   franche et significative est observée depuis le début du mois de février, amenant les niveaux piézométriques à des valeurs supérieures à la normale. Une surveillance accrue est déclenchée pour les inondations par remontée de nappes  .

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