Nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne

Description

Carte AG syst aqui garonne aval
Les alluvions récentes étalées dans les principales vallées constituent des aquifères   d’importance variable, selon la qualité des matériaux et l’étendue des réservoirs, souvent subdivisés par des intercalations argileuses.

Sur les rives de la Garonne et dans la basse vallée de la Dordogne, les sables et graviers assez bien développés constituent des réservoirs aquifères   très exploitables.

Les terrasses d’alluvions anciennes de la Garonne, constituées de sables, graviers et argiles sont parsemées de nombreux puits domestiques aux productions moyennes à médiocres.

Ces nappes   alluviales sont peu sollicitées par les ouvrages d’exploitation pour l’alimentation en eau potable   et sont sensibles aux variations saisonnières de la pluviométrie.

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines, établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en septembre 2019 : A l’échelle de l’indicateur global, la situation n’évolue presque pas par rapport au mois de juillet : les niveaux sont modérément bas, à la seule exception de la vallée de la Dordogne, où le niveau est désormais proche de la moyenne, après stabilisation en août.
    Le niveau reste proche du niveau d’étiage moyen à Sauveterre-Saint-Denis (47, sud-est Agen) et Latresne (33, sud Bordeaux).
    C’était déjà le cas depuis le mois de juin pour Marcellus (47, ouest Marmande), où certaines fluctuations semblent liées à des prélèvements en juillet et août. Sous cette influence, le niveau moyen reste inférieur au niveau d’étiage moyen. Du fait du battement plus important de la nappe   dans ce secteur, cela ne se caractérise toutefois pas par un IPS plus bas.
    Globalement, pour ce système aquifère  , les niveaux sont comparables à ceux du mois d’août 2017, à quelques contrastes locaux près.
    Nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne
    Nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne
  • Etat en juillet 2019 : A l’échelle de l’indicateur global, la situation n’évolue pas par rapport au mois de juin, mais s’homogénéise, puisque les niveaux sont désormais partout modérément bas.
    Le niveau est désormais proche du niveau d’étiage moyen à Sauveterre-Saint-Denis (47, sud-est Agen) et Latresne (33, sud Bordeaux). C’était déjà le cas au mois de juin pour Marcellus (47, ouest Marmande), où certaines fluctuations semblent liées à des prélèvements en juillet, et où le niveau est désormais inférieur au niveau d’étiage moyen. Du fait du battement plus important de la nappe   dans ce secteur, cela ne se caractérise toutefois pas par un IPS plus bas.
    Globalement, pour ce système aquifère  , les niveaux sont plus bas qu’au mois de juillet 2017, où ils étaient alors plutôt proches de la moyenne.
  • Etat en juin 2019 : A l’échelle de l’indicateur global, le mois de juin se caractérise par un retour de la tendance générale à la baisse. Les niveaux restent modérément bas, avec les mêmes situations locales contrastées (niveau plus bas dans la vallée de la Dordogne), qu’au mois de mai. Suite à une baisse rapide de la piézométrie en fin de mois, le niveau est déjà proche du niveau d’étiage moyen à Marcellus, dont les fluctuations sont les plus importantes dans ce système aquifère  .
  • Etat en mai 2019 : Les niveaux sont stables dans la partie amont de la vallée de la Garonne (Sauveterre-Saint-Denis et Marcellus) et restent orientés à la baisse plus en aval (Latresne) et dans la vallée de la Dordogne (La Force). Comme en mars et avril, les niveaux restent proches de la moyenne en amont de la vallée de la Garonne (Sauveterre-Saint-Denis) et modérément bas plus en aval (Marcellus et Latresne), malgré une légère hausse des niveaux à la fin du mois de mai pour Marcellus. Inversement, la baisse continue d’être plus prononcée pour la nappe   alluviale de la Dordogne, où le niveau est désormais bas, alors qu’il était modérément bas en avril et proche de la moyenne en mars. A l’exception du piézomètre de Marcellus, aux variations plus marquées, les niveaux se rapprochent du niveau d’étiage moyen (environ 30 cm au-dessus). A l’échelle de l’indicateur global, la tendance à la baisse domine, et les niveaux restent modérément bas, comme au mois d’avril.
  • Etat en avril 2019 : La tendance est moins contrastée qu’au mois de mars : les niveaux sont désormais orientés à la baisse pour trois des quatre indicateurs. Pour les deux indicateurs les plus en aval de la vallée de la Garonne (Marcellus et Latresne), les plus réactifs aux précipitations en période de recharge, si quelques hausses de niveaux sont observées dans le mois, la tendance reste à la baisse, avec des niveaux modérément bas. L’indicateur de la vallée de la Dordogne (La Force) rejoint également cette tendance, alors qu’il affichait encore un niveau proche de la moyenne en mars. Enfin pour les alluvions de la Garonne en amont d’Agen (Sauveterre-Saint-Denis), les niveaux restent proches de la moyenne et stables. A l’échelle de l’indicateur global, la tendance à la baisse domine, et les niveaux sont désormais modérément bas, alors qu’ils étaient encore proches de la moyenne au mois de mars.
  • Etat en mars 2019 : La tendance est plus contrastée. Les deux indicateurs les plus en aval de la vallée de la Garonne (Marcellus et Latresne), plus réactifs aux précipitations en période de recharge mais à la récession plus rapide également, présentent une tendance à la baisse des niveaux, qui passent de proches de la moyenne en février à modérément bas en mars. Pour la vallée de la Dordogne (La Force) et les alluvions de la Garonne en amont d’Agen (Sauveterre-Saint-Denis), qui réagissent moins rapidement aux événements climatiques, les niveaux restent proches de la moyenne. Et s’ils se sont stabilisés au mois de mars pour la nappe   alluviale de la Dordogne, ils restent orientés à la hausse en amont de la Garonne aval. A l’échelle de l’indicateur global, la tendance à la baisse domine, mais les niveaux peuvent être encore considérés proches de la moyenne.
  • Etat en février 2019 : La tendance générale à la hausse des niveaux est une nouveauté, alors que l’évolution était contrastée depuis octobre 2018. De la même manière, les niveaux sont désormais tous proches de la moyenne, avec une diminution de l’IPS progressive depuis octobre sur chacun des indicateurs, qui affichaient des niveaux modérément hauts à très hauts à l’étiage 2018. Cela indique une recharge pour l’instant plutôt inférieure à la moyenne, qui a donc effacé l’effet de la forte recharge 2017-2018.
  • Etat en décembre 2018 (bilan au 07/01/2019) : Comme au mois d’octobre 2018, l’évolution des niveaux est contrastée : en hausse, dans la partie girondine de la vallée de la Garonne, stables un peu plus en amont, dans le Lot-et-Garonne, mais en baisse dans la vallée de la Dordogne (une tendance continue depuis le mois de juillet). Dans ce secteur, les niveaux, très hauts depuis le mois de mai, sont désormais simplement hauts. Ils restent proches de la moyenne dans le secteur girondin des alluvions de la Garonne et sont désormais modérément hauts pour les deux indicateurs du Lot-et-Garonne. Intégrés à l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont globalement stables et modérément hauts, alors qu’ils étaient hauts en septembre et octobre.
  • Etat en octobre 2018 (bilan au 09/11/2018) : Après trois mois de baisse généralisée des niveaux, ceux-ci se stabilisent ou remontent sur deux des quatre indicateurs ponctuels, dans les parties amont et aval de la nappe   alluviale de la Garonne aval, qui ont atteint leur niveau d’étiage fin septembre - début octobre. Ces secteurs présentaient les niveaux les moins hauts du système aquifère  . C’est toujours le cas puisqu’ils restent modérément hauts dans la partie la plus amont de la vallée de la Garonne et proches de la moyenne dans le secteur girondin. Inversement, si les niveaux sont toujours orientés à la baisse dans la vallée de la Dordogne et la partie centrale de la nappe   alluviale de la Garonne aval, ils y restent très hauts pour un mois d’octobre. Intégrés à l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont globalement hauts, comme au mois de septembre.
  • Etat en septembre 2018 (bilan au 05/10/2018) : Comme depuis le mois de juillet 2018, les niveaux sont orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels. Les niveaux restent comparables à ceux observés depuis le mois de juin et même très exactement comparables à ceux enregistrés en août : ils restent très hauts pour cette période de l’année pour la vallée de la Dordogne et la partie centrale de la nappe   alluviale de la Garonne aval et modérément hauts pour les parties la plus avale et la plus amont de la vallée de la Garonne dans ce système aquifère  . Intégrés à l’échelle du système aquifère  , on constate toutefois un léger fléchissement, puisque les niveaux sont désormais globalement hauts, alors qu’ils étaient considérés comme très hauts depuis le mois de juin.
  • Etat en août 2018 (bilan au 05/09/2018) : Comme au mois de juillet 2018, les niveaux sont orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels. Les niveaux restent également comparables à ceux observés au mois de juin et juillet, puisqu’ils restent très hauts, pour cette période de l’année, dans la vallée de la Dordogne et la partie centrale de la nappe   alluviale de la Garonne aval, et modérément hauts dans la partie la plus amont de la vallée de la Garonne de ce système aquifère  . Enfin, ils sont également modérément hauts dans la partie la plus aval, mais cela illustre une tendance à la baisse plus marquée dans ce secteur, où les niveaux étaient encore très hauts il y a deux mois. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux restent globalement très hauts, comme aux mois de juin et juillet.
  • Etat en juillet 2018 (bilan au 07/08/2018) : Après un mois de juin, contrasté en terme d’évolution des niveaux du fait des précipitations, ces derniers sont désormais orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels, pour la première fois cette année. En particulier, le niveau de l’indicateur ponctuel situé dans la partie centrale de la nappe   alluviale de la Garonne aval était en hausse continue depuis février. Comme au mois de juin, les niveaux sont très hauts pour la vallée de la Dordogne et la partie centrale de la nappe   alluviale de la Garonne aval et modérément hauts pour la partie la plus amont de la vallée de la Garonne dans ce système aquifère  . Enfin, ils sont hauts dans la partie la plus aval. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont globalement très hauts, comme au mois de juin.
  • Etat en juin 2018 (bilan au 09/07/2018) : Les nappes   ont connu une évolution contrastée en ce mois de juin : les niveaux sont à la baisse dans la partie aval et la partie la plus amont de la vallée de la Garonne ; alors qu’ils sont en hausse dans la partie centrale et dans la vallée de la Dordogne. L’indicateur global indique donc une stabilité des niveaux à l’échelle du système aquifère  . Les niveaux sont très hauts pour tous les indicateurs ponctuels, à l’exception de la partie lot-et-garonnaise de la nappe   alluviale de la Garonne, où les niveaux restent modérément hauts. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont globalement très hauts, alors qu’ils étaient simplement hauts les mois précédents, ce qui illustre l’impact des précipitations du début du mois sur les niveaux de ce mois de juin.
  • Etat en mai 2018 (bilan au 10/06/2018) : Ces nappes   sont un des rares systèmes aquifères   du bassin   où la tendance globale n’est pas à la baisse en ce mois de mai : si les niveaux sont bien à la baisse dans la vallée de la Dordogne et dans la partie la plus avale de la vallée de la Dordogne, ils sont orientés à la hausse plus en amont, dans le département de Lot-et-Garonne. L’indicateur global indique donc une stabilité des niveaux à l’échelle du système aquifère  . Les niveaux varient de très hauts à modérément hauts ; la tendance moyenne sur le système aquifère   étant des niveaux hauts, comme au mois d’avril. Les niveaux les plus hauts sont observés pour la nappe   de la Dordogne et les niveaux les moins hauts dans la partie la plus amont de la vallée de la Garonne.
  • Etat en avril 2018 (bilan au 14/05/2018) : Les niveaux piézométriques de la nappe   restent orientés à la hausse en ce mois d’avril : une hausse continue depuis le mois de décembre 2017. La seule exception concerne la partie aval de la vallée de la Garonne, où les niveaux, très hauts, se sont stabilisés depuis le mois de mars. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux varient donc de très hauts à modérément hauts ; la tendance globale, la tendance moyenne sur le système aquifère   étant des niveaux hauts, alors qu’ils étaient plutôt modérément hauts en février et mars. Cela illustre l’impact des précipitations du mois d’avril, qui prolonge la période de recharge.
  • Etat en mars 2018 (bilan au 06/04/2018) : Les niveaux piézométriques restent orientés à la hausse en ce mois de mars, une hausse continue depuis le mois de décembre 2017. La seule exception concerne la partie aval de la vallée de la Garonne, où les niveaux, très hauts, se sont stabilisés. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux varient donc de très hauts à proche de la moyenne ; la tendance moyenne sur le système aquifère   étant des niveaux modérément hauts, comme en février. Les niveaux les moins hauts sont enregistrés dans la partie la plus amont de la nappe   alluviale de la Garonne, à l’instar de février.
  • Etat en février 2018 (bilan au 09/03/2018) : Les niveaux piézométriques sont partout à la hausse en ce mois de février ; hausse continue depuis le mois de décembre 2017. Les fortes précipitations enregistrées ont permis de faire remonter les niveaux piézométriques : d’autour de la moyenne à hauts ; la tendance moyenne sur le système aquifère   étant des niveaux modérément hauts, alors que les niveaux étaient encore plutôt modérément bas en décembre 2017. Les niveaux sont les plus hauts dans la partie la plus avale de la nappe   alluviale de la Garonne et sont plus proches de la moyenne dans la partie amont de ce système aquifère  .

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