Archives - Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau

Description

Sur la partie amont des alluvions de l’Adour, située exclusivement en région Midi-Pyrénées, les alluvions grossières de l’Adour reposent sur les formations imperméables de l’Eocène et du Pliocène (molasses et argiles à galets), sauf dans le secteur au sud d’Ossun où elles reposent sur des formations imperméables allant de l’Albien au Maastrichtien (flyschs marneux, calcaires, gréseux ou ardoisiers).
Dans la partie aval, les alluvions de l’Adour reposent sur des alluvions anciennes peu perméables ou sur les Sables Fauves tortoniens perméables.
Le substratum peut être considéré comme imperméable voire semi-perméable par secteurs. Les terrasses alluviales sont de type « emboîté ».

Le réservoir est constitué par les alluvions grossières de l’Adour : sables et graviers quaternaires. En amont, l’épaisseur des alluvions peut être importante et atteindre 40 m d’épaisseur, et les caractéristiques hydrodynamiques sont bonnes.
Les nappes   alluviales de l’Adour sont intensément exploitées pour l’usage agricole.

Dans la vallée du Gave de Pau, les nappes   alluviales sont composées par des terrasses latérales (nappe   de Denguin, nappe   de Lons), situées en position haute, par rapport à la terrasse actuelle (Saligue) sur laquelle divague le Gave. Les terrasses latérales sont formées par une dizaine de mètres de sables, graviers et galets. L’épaisseur de cet aquifère   ne dépasse généralement pas 10 m, mais les bonnes caractéristiques hydrodynamiques (T > 10-2 m/s) permettent d’escompter des débits unitaires élevés. Ces nappes   alluviales sont exploitées de façon importante pour l’AEP  , mais également pour l’agriculture et l’industrie.

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Retournez aux informations récentes : 2 dernières années hydrologiques.

Trouvez ci-dessous un historique des bilans des niveaux d’eaux souterraines   :

  • Etat en novembre-décembre 2014 (bilan au 07/01/2015) : Comme pour les nappes   alluviales de la Garonne amont, les aquifères   alluviaux de l’Adour et du Gave de Pau ont connu leur maximum d’étiage souterrain à la mi-novembre 2014. Depuis, des petits pics de recharge   ont été observés, mais semblent localisés et peu efficaces. Les niveaux sont actuellement encore en baisse ou en phase de stabilisation, à des valeurs proches de la normale pour un mois de décembre.
  • Etat en octobre 2014 (bilan au 03/11/2014) : Comme pour les autres systèmes, la dynamique piézométrique   est à la stabilisation des niveaux, au cours du mois d’octobre 2014. Là-encore, le maximum des basses eaux semble avoir été atteint, avec des valeurs globalement supérieures à la normale. Pour cet aquifère  , la recharge   printanière a généré des niveaux piézométriques élevés d’une période de retour comprise entre 10 et 20 ans et les niveaux d’étiage s’inscrivent dans des années humides de période de retour comprise entre 5 et 10 ans.
  • Etat en août 2014 (bilan au 09/09/2014) : Comme pour le mois de juillet, l’ensemble des points de suivi indique une stabilisation générale des niveaux de la nappe  , au cours du mois d’août. Comme ailleurs dans le bassin  , il est possible que les niveaux d’étiage se stabilisent à ces valeurs, qui restent toujours supérieures (à très supérieures) aux normales observées pour un mois d’août. Sur certains points, un léger pic de recharge   a même été observé au début du mois d’août, traduisant la réactivité du système aux pluies estivales.
    Ce système a lui aussi été très bien rechargé par les pluies hivernales et automnales. A l’image des autres systèmes aquifères   du bassin  , l’année hydrologique 2013-2014 s’inscrit dans un cycle humide pour cet aquifère   alluvial.
  • Etat en juillet 2014 (bilan au 01/08/2014) : L’ensemble des points de suivi indique une stabilisation générale des niveaux de la nappe   alluviale de l’Adour et des Gaves de Pau au cours du mois de juillet. Il est probable que le tarissement se poursuive encore très lentement durant les mois d’août et de septembre. Ce système ayant été très bien rechargé par les pluies hivernales et automnales, les niveaux restent toujours supérieurs à la normale pour cette période de l’année. A l’image des autres systèmes aquifères   du bassin  , l’année hydrologique 2013-2014 s’inscrit dans un cycle humide pour cet aquifère   alluviale.
  • Etat en juin 2014 (bilan au 07/07/2014) : La vidange des nappes   alluviales de l’Adour et des Gave de Pau s’est également poursuivie au cours du mois de juin, faisant ainsi passer les niveaux à des valeurs supérieurs à la normale au cours du mois de mai, à des valeurs normales à la fin juin. Ce système a été très bien rechargé par les pluies hivernales et automnales, puis une phase de tarissement soutenu a été engagée depuis le mois d’avril.
  • Etat en mai 2014 (bilan au 04/06/2014) : Les séquences de pluies d’avril ont permis de générer un nouvel épisode de recharge   début avril. Depuis, les niveaux sont à la baisse générale avec des cinétiques lentes. De ce fait, les niveaux restent supérieurs aux niveaux habituellement observés au mois de mai. Les grands pics de recharge   observés fin janvier dans ce secteur semblent constituer les maximums des hautes eaux pour cette année hydrologique.
  • Etat en avril 2014 (bilan au 11/05/2014) : Les séquences de pluies d’avril ont permis de générer un nouvel épisode de recharge   début avril. Depuis, les niveaux sont à la baisse générale avec des cinétiques lentes. De ce fait, les niveaux restent supérieurs à normaux pour cette période de l’année. Les grands pics de recharge   observés fin janvier dans ce secteur semblent constituer les maximums des hautes eaux pour cette année hydrologique.
  • Etat en mars 2014 (bilan au 07/04/2014) : Comme dans les autres systèmes alluviaux, les séquences de pluies importantes du mois de février ont provoqué un épisode de recharge   amenant les niveaux piézométriques à des valeurs supérieures à très supérieures à la normale. L’intensité des pics de recharge  , observés au début du mois de mars, est d’intensité variable en fonction des secteurs. Ces hautes eaux ont été suivies d’une dynamique de tarissement au cours du mois de mars, puis d’une phase de stabilisation.
    Dans certains secteurs, les épisodes de recharge   des mois de février et mars présentent des périodes de retour de plus de 10 ans humides. Dans d’autres secteurs, la période de retour est située entre 2,5 et 10 ans humides.
  • Etat en février 2014 (bilan au 05/03/2014) : Comme dans les autres systèmes alluviaux, les séquences de pluies importantes survenues à la fin du mois de janvier ont provoqué un épisode de recharge   amenant les niveaux piézométriques à des valeurs très supérieures à la normale. Depuis le début du mois de février, la tendance est à la stabilisation des niveaux.
  • Etat en décembre 2013 (bilan au 08/01/2014) : Les pluies automnales ont permis de recharger les aquifères   alluviaux de l’Adour et du Gave de Pau, avec un pic des hautes eaux observé à la fin du mois de novembre sur l’ensemble des piézomètres suivis. Depuis, une phase de tarissement est engagée et se poursuit encore en ce début d’année. Les niveaux piézométriques sont moyens à supérieurs à la normale.
  • Etat en octobre 2013 (bilan au 05/11/13) : Les niveaux des nappes   alluviales de l’Adour et du Gave de Pau sont en phase de stabilisation depuis le mois d’août, avec des valeurs supérieures à la normale pour cette période de l’année. Ces aquifères   semblent donc avoir atteint leur maximum d’étiage au cours du mois d’octobre. Pour le moment, aucune phase de recharge   n’est encore observée, mais les séquences de pluies de ces derniers jours pourraient amorcer cette dynamique.
  • Etat en août 2013 (bilan au 02/09/2013) : La situation des nappes   alluviales de l’Adour et du Gave de Pau est très similaire à celle des autres nappes   alluviales. Les niveaux sont toujours supérieurs à la moyenne et en phase de tarissement constant depuis la fin du mois de juin.
  • Etat en juillet 2013 (bilan au 01/08/2013) : Alors que le mois précédent, les indicateurs de suivi montraient une situation contrastée, avec des épisodes de recharge   importante à la mi-juin, le mois de juillet se caractérise par une situation plus homogène. Comme ailleurs, depuis les épisodes de recharge   de juin, une phase de tarissement continue et lente s’est installée sur les aquifères   de l’Adour et de du Gave de Pau. Les niveaux sont donc maintenant supérieurs à la normale, au lieu de « très supérieurs » au mois de juin. La situation des stocks souterrains est donc toujours très favorable sur ces aquifères   et l’atteinte des plus basses eaux devrait être tardive.
  • Etat en avril 2013 (bilan au 06/05/2013) : Alors qu’un début de tarissement était observé à la fin du mois de mars, de nouvelles séquences de pluie sont venues recharger les aquifères   alluviaux de l’Adour et du Gave de Pau, amenant les niveaux à des valeurs très supérieures à la normale. L’intensité de cette recharge   était légèrement moins importante qu’en février, ce qui a permis d’éviter de nouvelles inondations par remontée de nappe  . Les précipitations s’étant ralenties depuis la fin du mois d’avril, les niveaux piézométriques entament maintenant une phase de stabilisation.
  • Etat en mars 2013 (bilan au 04/04/2013) : Au mois de février, les niveaux de ces nappes   alluviales étaient supérieurs à très supérieurs à la normale pour cette époque de l’année. Le pic des plus hautes eaux a été observé vers la mi-février avec une intensité d’une période de retour d’au moins 15 ans. Des phénomènes d’inondations par remontée de nappe   sont d’ailleurs survenus sur de nombreux secteurs de la grande plaine alluviale de Tarbes et 4 communes ont demandé la reconnaissance de catastrophe naturelle d’inondation par remontée de nappe  . Les dégâts ont uniquement concernés des habitations avec une cave ou un sous-sol. Depuis la mi-février une réelle dynamique de baisse des niveaux a été observée, amenant la piézométrie   à des valeurs jugées « normales » pour cette époque de l’année. Un début de tarissement a été engagé mais pourrait être enrayé par de nouvelles séquences de pluie.
  • Etat en février 2013 (bilan au 06/03/2013) : La nappe   de l’Adour n’a pas connu une sécheresse souterraine aussi sévère que les alluvions de la Garonne en 2012. Aussi, les pluies intenses et continues de ces dernières semaines ont permis d’amorcer une recharge   rapide et efficace depuis le début du mois de janvier. Les niveaux sont actuellement supérieurs à très supérieurs à la normale pour cette époque de l’année. Alors que plusieurs points indiquent une stabilisation des niveaux, d’autres poursuivent une hausse lente. Dans certains secteurs, des inondations par remontée de nappe   ont même été observées.
  • Etat en décembre 2012 (bilan au 08/01/13) : La situation est globalement plus favorable dans les alluvions de l’Adour et du Gave de Pau que dans le système alluvial de la Garonne. Les niveaux sont dans la moyenne et même supérieurs à la normale observée habituellement à cette période de l’année. Néanmoins, la dynamique de recharge   ne parait pas clairement établie, puisque les chroniques observées sont à la stabilisation ou à la baisse sur la 1re moitié du mois de décembre.

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