Nappe du Plio-Quaternaire aquitain

Description

Carte AG syst aqui plioquat
Ce système aquifère   libre correspond à un vaste ensemble multi-couches, sablo-argileux, composé par les formations du Miocène supérieur au Quaternaire. Ce multicouche essentiellement sableux, entre Gironde-Garonne-Adour-Midouze et littoral, correspond au Sables des Landes, au Plio-quaternaire, aux aquifères   semi-captifs du Pliocène et du Miocène.

Cet aquifère   qui s’épaissit d’est en ouest (où il peut atteindre une centaine de mètres) constitue un réservoir aquifère   très étendu, à nappe   libre drainée par les rivières, ruisseaux et canaux artificiels. Il s’écoule en direction de la Garonne pour une faible part, et surtout vers l’ouest où il alimente les étangs alignés de Hourtin, Lacanau, Cazaux, Parentis, etc.

Il faut noter le rôle de relais de cette nappe   directement alimentée par les pluies, qui alimente à son tour, pour l’essentiel, les nappes   des couches du Miocène, et de l’Oligocène sous-jacents. Sa recharge   est rapide et d’une année sur l’autre, les réserves sont généralement reconstituées.

La grande majorité des forages est utilisée pour l’agriculture. Cet aquifère   est aussi utilisé pour la défense contre l’incendie, l’arrosage individuel et collectif. Il est particulièrement vulnérable (teneurs en nitrates  , pesticides, fer élevées).

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines  , établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en mai 2019 : Alors que les niveaux étaient stables pour les cinq indicateurs de la nappe   du Plio-Quaternaire aquitain en avril, leur évolution est à nouveau contrastée au mois de mai. Les niveaux sont à nouveau orientés à la baisse au nord du bassin   d’Arcachon (Le Temple et Lanton), mais ils y sont toujours proches de la moyenne. Comme en avril, les épisodes pluvieux ont entraîné de courtes périodes de recharge   dans ces deux piézomètres. C’est également le cas pour l’indicateur au sud de Bordeaux (Saucats), où les niveaux restent stables mais passent de très bas à bas. Au nord des Landes (Ychoux), les niveaux restent stables et modérément bas, comme depuis le mois de mars. Enfin, dans la partie la plus méridionale du système aquifère   (Campet-et-Lamolère), les niveaux sont orientés à la hausse et passent de proches de la moyenne à modérément hauts, même si l’amplitude de la variation est limitée, dans ce piézomètre   à faible battement. A l’échelle du système aquifère  , ces situations localement contrastées se résument en un niveau passant de modérément bas à proche de la moyenne. Contrairement au mois d’avril, où les niveaux étaient globalement stables, ils sont à nouveau orientés à la baisse au mois de mai.
    Nappe du Plio-Quaternaire aquitain
    Nappe du Plio-Quaternaire aquitain
  • Etat en avril 2019 : La nappe   présentait des évolutions contrastées au mois de mars ; les niveaux se sont stabilisés pour les cinq indicateurs au mois d’avril. Les épisodes pluvieux d’avril ont entraîné de courtes périodes de recharge   dans certains piézomètres, en particulier au nord du bassin   d’Arcachon (Le Temple et Lanton). La situation reste par contre contrastée en terme de qualification des niveaux, et elle est identique à celle du mois de mars : modérément haut (Le Temple) et proche de la moyenne (Lanton) au nord du bassin   d’Arcachon, très bas au sud de Bordeaux (Saucats) et modérément bas au nord du département des Landes (Ychoux). Enfin, dans la partie la plus méridionale du système aquifère   (Campet-et-Lamolère), les niveaux sont proches de la moyenne. A l’échelle du système aquifère  , ces situations localement contrastées se résument en un niveau modérément bas, à l’instar des mois précédents et du reste du bassin  . C’est toutefois le seul système aquifère   pour lequel les niveaux se sont stabilisés au mois d’avril.
  • Etat en mars 2019 : La tendance (quasi-)générale à la hausse des niveaux, observée depuis décembre 2018, a pris fin en ce mois de mars. Si les niveaux restent orientés à la hausse au sud de Bordeaux (Saucats), pour l’indicateur présentant habituellement le plus grand battement saisonnier, ils sont toutefois très bas pour un mois de mars. Au nord du bassin   d’Arcachon (Le Temple et Lanton), les niveaux sont désormais orientés à la baisse, mais, pour ces deux indicateurs aux fluctuations similaires, les niveaux restent proches de la moyenne à modérément haut (Le Temple). Plus au sud, au nord du département des Landes (Ychoux), les niveaux se sont stabilisés et sont modérément bas. A l’échelle du système aquifère  , ces situations localement contrastées se résument en un niveau modérément bas, à l’instar des mois précédents, et orienté à la baisse, cette fois, au contraire des mois précédents.
  • Etat en février 2019 : La tendance (quasi-)générale à la hausse des niveaux, observée en décembre 2018 pour cette nappe  , se confirme en ce début d’année 2019. La baisse des niveaux ayant été toutefois plus marquée pendant la période de sécheresse de l’été-automne 2018, les niveaux sont globalement un peu plus bas que dans le reste du bassin  . S’ils restent modérément hauts et proches de la moyenne pour les indicateurs situés au nord-est du bassin   d’Arcachon, ils sont bas à modérément bas un peu plus au sud. Cela inclut l’indicateur landais le plus au sud du système Plio-Quaternaire, pour lequel les données ne sont pas disponibles pour février, mais qui indiquait un niveau modérément bas (et un niveau en hausse) en janvier 2019. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc modérément bas, comme en décembre 2018.
  • Etat en décembre 2018 (bilan au 07/01/2019) : La tendance s’est inversée pour la nappe   du Plio-Quaternaire aquitain où la baisse était générale depuis le mois de mai 2018. En décembre, quatre des cinq indicateurs voient leur niveau monter ; la seule exception se situant dans la partie méridionale du système aquifère  , où les niveaux sont stables. Néanmoins, la conséquence de ces six mois consécutifs de baisse généralisée est l’observation de niveaux relativement plus bas que dans le reste du bassin   Adour-Garonne : modérément bas à l’est du bassin   d’Arcachon ; ils sont bas et très bas dans la partie centrale. Seule la partie méridionale présente des niveaux proches de la moyenne, mais ils étaient encore hauts dans ce secteur au mois d’octobre, et très hauts les mois précédents. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont désormais modérément bas, alors qu’ils étaient proches de la moyenne depuis août (même si le résultat était faussé par l’absence de données au mois d’octobre pour l’indicateur présentant les niveaux les plus bas).
  • Etat en octobre 2018 (bilan au 09/11/2018) : La tendance est à la baisse des niveaux depuis le mois de mai 2018. Elle se maintient pour ce mois d’octobre pour l’ensemble des indicateurs ponctuels. Après six mois consécutifs de baisse, les niveaux restent globalement proches de la moyenne, comme aux mois d’août et septembre. Les contrastes locaux observés les mois précédents ont tendance à s’effacer, puisque les niveaux sont désormais modérément bas pour trois des quatre indicateurs ponctuels présentant des données pour ce mois d’octobre. La seule exception concerne le secteur sud des Landes, où ils étaient très hauts et sont désormais hauts. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc proches de la moyenne, comme au mois d’août et septembre. Toutefois, ce résultat est influencé par l’absence de données depuis le 12 octobre pour l’indicateur situé au sud de Bordeaux, qui présentait des niveaux bas et très bas les deux mois précédents. S’il avait visiblement atteint son niveau d’étiage au mois de septembre et avait commencé à se recharger, sa présence pour le calcul de l’IPS d’octobre 2018 aurait sans doute conduit à un niveau modérément bas pour la nappe   du Plio-Quaternaire aquitain.
  • Etat en septembre 2018 (bilan au 05/10/2018) : La tendance est à la baisse des niveaux depuis le mois de mai 2018. Elle se maintient pour ce mois de septembre, pour l’ensemble des indicateurs ponctuels. Après cinq mois consécutifs de baisse, les niveaux restent globalement proches de la moyenne, comme au mois d’août. De fortes variations locales sont toutefois enregistrées. Ainsi, les niveaux restent très hauts au sud des Landes, alors qu’ils sont désormais très bas au sud de Bordeaux, dans un secteur où ils étaient toutefois modérément bas depuis le début de l’année. A l’est du bassin   d’Arcachon, en Gironde et au nord des Landes, ils sont proches de la moyenne à modérément hauts, ce qui dénote d’une baisse un peu plus marquée pour la partie girondine de ce secteur. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc proches de la moyenne, comme au mois d’août. Toutefois, le résultat présenté le mois dernier était influencé par l’absence de données pour l’indicateur ponctuel du sud des Landes, où les niveaux restent très hauts. Sur les quatre autres indicateurs, la tendance est plutôt à une baisse plus marquée que la moyenne pour un mois de septembre.
  • Etat en août 2018 (bilan au 05/09/2018) : Depuis le mois de mai 2018, la tendance est à la baisse des niveaux pour la nappe   du Plio-Quaternaire aquitain. C’est également le cas, pour ce mois d’août, pour l’ensemble des indicateurs ponctuels qui ont pu être évalués. Après quatre mois consécutifs de baisse, les niveaux restent globalement proches de la moyenne. Ils étaient toutefois hauts il y a deux mois. De plus, de fortes variations locales sont enregistrées. Ainsi, les niveaux sont modérément hauts à hauts pour les deux indicateurs ponctuels les plus au nord, à l’ouest de Bordeaux. Un peu plus au sud-est, mais toujours en Gironde, les niveaux sont désormais bas, dans un secteur où ils étaient toutefois modérément bas depuis le début de l’année. Au nord des Landes, ils sont désormais proches de la moyenne ; tandis que les données disponibles n’ont pas permis de déterminer les niveaux au sud des Landes, alors qu’ils étaient très hauts dans ce secteur les mois précédents. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc proches de la moyenne. Toutefois, ce résultat est influencé par l’absence de données pour l’indicateur ponctuel du sud des Landes.
  • Etat en juillet 2018 (bilan au 07/08/2018) : Comme aux mois de mai et juin, la tendance est à la baisse des niveaux, sans aucune exception cette fois. Après trois mois de baisse généralisée, les niveaux restent globalement modérément hauts, mais avec des variations locales. Ainsi, les niveaux sont très hauts pour les deux indicateurs ponctuels situés aux extrémités nord et sud de la nappe  . Au nord et au sud du bassin   d’Arcachon, les niveaux sont cette fois modérément hauts, tandis que plus, à l’est, pour l’indicateur ponctuel situé au sud de Bordeaux, les niveaux restent modérément bas, comme les mois précédents, mais se rapprochent d’un niveau bas. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc modérément hauts.
  • Etat en juin 2018 (bilan au 09/07/2018) : Comme au mois de mai, la tendance des niveaux est à la baisse. La seule exception concerne la partie méridionale du système aquifère  , où les niveaux repartent à la hausse. Après deux mois de baisse généralisée, les niveaux restent globalement hauts, mais avec des variations locales. Ainsi, les niveaux sont très hauts pour les deux indicateurs ponctuels situés aux extrémités nord et sud de la nappe  . Au nord et au sud du bassin   d’Arcachon, les niveaux sont cette fois modérément hauts ; tandis que plus, à l’est, pour l’indicateur ponctuel situé au sud de Bordeaux, les niveaux restent modérément bas, comme les mois précédents.
  • Etat en mai 2018 (bilan au 10/06/2018) : Alors qu’au mois d’avril, l’évolution des niveaux oscillait entre stabilisation et hausse, la tendance est cette fois partout à la baisse en ce mois de mai. Cela se reflète sur les niveaux, presque partout très hauts en avril, et désormais globalement modérément hauts. Ils restent hauts dans la partie la plus septentrionale de la nappe  . La seule exception concerne l’indicateur ponctuel au sud de Bordeaux, où les niveaux restent modérément bas, comme les mois précédents.
  • Etat en avril 2018 (bilan au 14/05/2018) : Alors qu’au mois de mars, l’évolution des niveaux oscillait plutôt entre baisse et stabilisation, la tendance du mois d’avril est plutôt entre stabilisation et nouvelle hausse des niveaux, du fait des précipitations enregistrées ce mois-ci. En conséquence, les niveaux sont désormais partout très hauts. La seule exception concerne l’indicateur ponctuel au sud de Bordeaux, où les niveaux restent modérément bas, comme les mois précédents. Globalement, la tendance est donc à des niveaux en hausse et très hauts pour la nappe   du Plio-Quaternaire aquitain.
  • Etat en mars 2018 (bilan au 06/04/2018) : Au mois de mars, la hausse des niveaux des nappes   du Plio-Quaternaire observée entre novembre 2017 et février 2018 a connu un coup d’arrêt. Elle se poursuit uniquement dans la partie méridionale du système aquifère  . Au centre de l’ensemble plio-quaternaire, les niveaux se sont stabilisés et dans la partie nord, ils sont déjà orientés à la baisse, même si celle-ci reste limitée en raison des précipitations de la fin du mois. Les niveaux varient de modérément hauts à très hauts, à l’exception d’un indicateur ponctuel au sud de Bordeaux, où les niveaux restent modérément bas, comme en février. Globalement, la tendance est à des niveaux stabilisés et modérément hauts.
  • Etat en février 2018 (bilan au 09/03/2018) : Au mois de février, la hausse des niveaux entamée en novembre et décembre 2017 se poursuit sur l’ensemble des points de suivi, à une exception près : au nord-est du Bassin   d’Arcachon, où les niveaux se sont stabilisés après une hausse particulièrement marquée en décembre. Dans les parties nord et centrale du système aquifère  , les niveaux sont modérément hauts à très hauts, à l’exception d’un point de suivi au sud de Bordeaux, où les niveaux restent modérément bas. A l’extrémité sud des nappes   plio-quaternaires, les niveaux sont proches de la moyenne, mais les données correspondent au mois de janvier 2018, les dernières disponibles. Globalement, la tendance est à des niveaux plus hauts qu’en décembre 2017 sur l’ensemble du secteur, alors qu’ils étaient bas à proches de la moyenne.

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