Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents

Description

Carte AG syst aqui garonne amont
Les systèmes de nappes   alluviales de la Garonne amont concernent tout particulièrement la région Midi-Pyrénées. Elles sont surtout développés dans la vallée de la Garonne, mais concernent également les alluvions du Tarn, de l’Aveyron et de l’Ariège.

Outre leur dissymétrie et leur faible épaisseur, la caractéristique la plus importante des terrasses alluviales de la Garonne est leur disposition étagée. Chaque terrasse, reposant sur des formations tertiaires peu perméables, est séparée des terrasses plus récentes ou plus anciennes, par un ressaut de terrain où le substratum tertiaire affleure. Une ligne de source   ponctue le plus souvent cette limite.

La perméabilité   des alluvions, qui comportent des éléments argileux, est souvent médiocre sur les hauts niveaux (basses et moyennes terrasses) et devient meilleure sur les bas niveaux (basse plaine et alluvions actuelles). Par ailleurs, la faible épaisseur de la nappe   fait souvent obstacle à la possibilité d’obtenir des débits ponctuels assez importants.

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines  , établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en août 2019 : Malgré quelques disparités locales, la situation de ces nappes   alluviales reste homogène, avec des niveaux modérément bas et une tendance à la baisse à l’échelle de l’indicateur global, comme les mois précédents. En particulier, les classes d’IPS sont identiques à celles des mois de juin et juillet pour six des sept indicateurs ponctuels ; la seule différence se situant dans la partie amont de la vallée de la Garonne, à Saint-Elix (31, nord-est Cazères), où le niveau passe de proche de la moyenne à modérément haut. A l’inverse, le niveau reste bas en aval de la vallée de la Garonne, à Saint-Porquier (82, sud-est Castelsarrasin).
    Dans ce dernier piézomètre  , ainsi que dans celui des Barthes (82, est Moissac), dans la vallée du Tarn, les niveaux sont inférieurs au niveau d’étiage moyen, alors qu’ils sont très proches de ce dernier pour Bioule (82, est Montauban), Ondes (31, nord-ouest Toulouse) et Le Fauga (31, sud Le Muret).
    Plus en amont (Saint-Elix et Verniolle, 09, sud Pamiers), la troisième semaine du mois d’août a été marquée par un petit épisode de recharge   qui permet de maintenir le niveau quelques dizaines de centimètres au-dessus du niveau d’étiage.
    Par comparaison avec l’année 2017, notablement déficitaire pour la recharge   de ces nappes   alluviales, la situation est moins critique en août 2019.
    Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents
    Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents
  • Etat en juillet 2019 : Malgré quelques disparités locales, la situation des nappes   alluviales reste homogène, avec des niveaux modérément bas et une tendance à la baisse à l’échelle de l’indicateur global, comme les mois précédents. En particulier, les classes d’IPS sont identiques à celles du mois de juin pour les 7 indicateurs ponctuels, avec un niveau bas en aval de la vallée de la Garonne, à Saint-Porquier (82, sud-est Castelsarrasin). Dans ce piézomètre  , ainsi que celui des Barthes (82, est Moissac), dans la vallée du Tarn, les niveaux sont inférieurs au niveau d’étiage moyen, alors qu’ils se rapprochent de ce dernier pour Ondes (31, nord-ouest Toulouse) et Le Fauga (31, sud Muret).
    Plus en amont (Saint-Elix, 31, nord-est Cazères, et Verniolle, 09, sud Pamiers), la fin du mois de juillet a été marqué par un petit épisode de recharge   qui permet de maintenir le niveau quelques dizaines de centimètres au-dessus du niveau d’étiage.
    Par comparaison avec l’année 2017, notablement déficitaire pour la recharge   de ces nappes   alluviales, la situation est moins critique en juillet 2019.
  • Etat en juin 2019 : Malgré quelques évolutions locales contrastées, la situation des nappes   reste homogène, avec des niveaux modérément bas et une tendance à la baisse, à l’échelle de l’indicateur global, comme au mois de mai. Le niveau du piézomètre   des Barthes se rapproche du niveau d’étiage moyen, tandis qu’il lui est déjà inférieur depuis longtemps sur le piézomètre   de Saint-Porquier. Ce résultat doit toutefois être nuancé par le fait que cette chronique est bien plus longue que les autres (début en 1982, contre milieu/fin des années 1990 pour les autres).
  • Etat en mai 2019 : La tendance à la baisse des niveaux est majoritaire, à deux exceptions près : les niveaux sont orientés à la hausse au nord du département de Haute-Garonne (Ondes) et en amont de la vallée de la Garonne (Saint-Elix). Pour ce dernier, très réactif aux précipitations, un fort épisode de recharge   (+1,5 m) a été enregistré lors de la deuxième moitié de mai, même si les niveaux sont redescendus rapidement en fin de mois (-1,2 m). Les niveaux restent toutefois proches de la moyenne, alors qu’ils passent de bas à très bas à Ondes, malgré la hausse des niveaux, d’amplitude plus limitée (+0,2 m). D’autres épisodes de recharge   limitée ont été observés dans les piézomètres de Verniolle (vallée de l’Ariège), du Fauga et de Bioule (alluvions de l’Aveyron), sans empêcher une tendance mensuelle à la baisse, comme pour les deux derniers indicateurs du confluent Tarn-Garonne (Saint-Porquier et Les Barthes), où aucun impact des précipitations n’a été mesuré. Pour ces cinq indicateurs présentant une tendance à la baisse, les niveaux sont modérément bas. C’était déjà le cas au mois d’avril pour deux d’entre eux (Verniolle et Saint-Porquier), mais pour les trois autres (Saint-Elix, Les Barthes et Bioule), les niveaux étaient encore proches de la moyenne il y a un mois. A l’échelle de l’indicateur global, la tendance à la baisse domine, et les niveaux restent modérément bas, comme au mois d’avril.
  • Etat en avril 2019 : A l’image du reste du bassin  , les niveaux sont majoritairement orientés à la baisse. Les seules exceptions concernent la vallée de la Garonne dans sa partie la plus aval, en amont du confluent avec le Tarn (Ondes et Saint-Porquier), où les niveaux restent stables. Dans ce secteur, les niveaux restent modérément bas. Les niveaux sont également modérément bas pour la nappe   alluviale de l’Ariège (Verniolle), alors qu’ils étaient proches de la moyenne en mars. Ailleurs (Garonne en amont du confluent avec l’Ariège, Tarn, Aveyron), les niveaux restent proches de la moyenne.
    A l’exception de Saint-Elix, très réactif aux épisodes de précipitations, les variations des niveaux sont faibles. Les données postérieures au 22 avril pour le piézomètre   Les Barthes ont été écartées (problème de mesure). A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont orientés à la baisse et ils désormais modérément bas, alors qu’ils étaient proches de la moyenne depuis le début de l’année 2019.
  • Etat en mars 2019 : Ces nappes   constituent une exception remarquable pour le bassin   Adour-Garonne en ce mois de mars, puisque les niveaux ne sont orientés à la baisse que pour trois des sept indicateurs : ceux situés dans la partie amont (Verniolle pour l’Ariège, Saint-Elix et Le Fauga pour la Garonne). Deux de ces trois indicateurs (Saint-Elix et Verniolle, même si c’est moins vrai cette année pour ce dernier) sont les plus réactifs aux épisodes de recharge  , et présentent donc également les récessions les plus marquées. Pour les trois indicateurs de cette partie amont, les niveaux, qui étaient modérément hauts en février, sont désormais proches de la moyenne. Dans la partie aval, les tendances sont plus contrastées, mais soit les niveaux se sont stabilisés, soit ils continuent de monter. Les niveaux sont modérément bas dans la vallée de la Garonne (Ondes, Saint-Porquier) et restent proches de la moyenne pour les alluvions du Tarn (Les Barthes) et de l’Aveyron (Bioule). Ces observations constituent soit une légère baisse, soit un maintien de l’IPS par rapport au mois de février. Enfin, à l’échelle du système aquifère  , les niveaux restent plutôt proches de la moyenne, comme en février, mais, malgré une situation locale contrastée, ils sont globalement orientés à la baisse.
  • Etat en février 2019 : Les niveaux sont partout à la hausse en ce mois de février 2019, alors que la recharge   n’avait pas encore été significative en décembre 2018, où les niveaux étaient globalement stables. On constate un clivage - peu marqué toutefois - entre la partie amont et la partie aval du système aquifère  . En amont de Toulouse, les niveaux sont modérément hauts, alors qu’ils sont globalement proches de la moyenne en aval, à quelques nuances près : niveaux modérément bas dans la vallée de la Garonne en Tarn-et-Garonne ; niveaux modérément hauts dans la vallée de l’Aveyron, à proximité des Causses du Quercy. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux, modérément hauts en décembre, sont désormais plutôt proches de la moyenne, et en hausse pour le mois de février.
  • Etat en octobre 2018 (bilan au 09/11/2018) : Pour les nappes   alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents, les niveaux restent orientés à la baisse sur l’ensemble des indicateurs ponctuels. Concernant les niveaux proprement dits, les observations des mois précédents restent vraies, avec un clivage entre la partie amont et la partie aval du système aquifère  , comparable à celui du mois de septembre. Au sud, dans la vallée de l’Ariège et la vallée de la Garonne en amont du confluent avec l’Ariège, les niveaux sont très hauts. Plus au nord, dans la vallée de la Garonne toulousaine (entre les confluents avec l’Ariège et le Tarn) et dans les vallées du Tarn et de l’Aveyron, les niveaux sont proches de la moyenne à modérément hauts. Comparé au reste du bassin  , ce secteur a connu une recharge   des nappes   moindre pendant l’hiver et le printemps 2017-2018, en particulier dans son secteur tarn-et-garonnais, mais le tarissement y a aussi été moins marqué qu’ailleurs, pendant l’été. A l’échelle du système aquifère  , et sous l’influence des niveaux très hauts de la partie amont, les niveaux restent donc hauts, comme en septembre.
  • Etat en septembre 2018 (bilan au 05/10/2018) : Les niveaux restent orientés à la baisse sur la plupart des indicateurs ponctuels, la seule exception concernant l’indicateur du Fauga, pour lequel le résultat est toutefois influencé par l’absence de mesures entre le 2 juillet et le 25 août 2018. Concernant les niveaux proprement dits, les observations des mois précédents se confirment, avec un clivage entre la partie amont et la partie avale du système aquifère  , toutefois moins marqué que les mois précédents. Au sud, dans la vallée de l’Ariège et la vallée de la Garonne en amont du confluent avec l’Ariège, les niveaux sont très hauts. Plus au nord, dans la vallée de la Garonne toulousaine (entre les confluents avec l’Ariège et le Tarn) et dans la vallée du Tarn, les niveaux sont modérément hauts. Enfin, toujours en Tarn-et-Garonne mais dans la vallée de l’Aveyron, ils sont proches de la moyenne. Comparé au reste du bassin  , ce secteur a connu une recharge   des nappes   moindre pendant l’hiver et le printemps 2017-2018, mais le tarissement y a aussi été moins marqué qu’ailleurs en ce mois de septembre, la vallée de la Garonne en amont du confluent avec l’Ariège ayant même connu un épisode de recharge   au début du mois (+10 à 20 cm). A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc désormais hauts, alors qu’ils n’étaient que modérément hauts depuis le mois de mars.
  • Etat en août 2018 (bilan au 05/09/2018) : Comme au mois de juillet 2018, les niveaux sont orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels. Concernant les niveaux proprement dits, là encore, les observations des mois précédents se confirment, avec un clivage marqué entre la partie amont et la partie aval du système aquifère  . Au sud, dans la vallée de l’Ariège et la vallée de la Garonne en Haute-Garonne, les niveaux sont hauts à très hauts ; les indicateurs ponctuels présentant des niveaux très hauts étant ceux situés le plus en amont. Au nord, en Tarn-et-Garonne, les niveaux sont modérément bas (vallée de la Garonne et de l’Aveyron) à modérément hauts (vallée du Tarn). Comparé au reste du bassin  , ce secteur a connu une recharge   des nappes   moindre pendant l’hiver et le printemps 2017-2018. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc modérément hauts, comme depuis le mois de mars.
  • Etat en juillet 2018 (bilan au 07/08/2018) : Alors que la tendance était globalement à une hausse des niveaux depuis le début de l’année 2018, les niveaux sont désormais orientés à la baisse sur tous les indicateurs ponctuels. Concernant les niveaux proprement dits, les observations des mois précédents se confirment, avec un clivage marqué entre la partie amont et la partie aval du système aquifère  . Au sud, dans la vallée de l’Ariège et la vallée de la Garonne en Haute-Garonne, les niveaux sont modérément hauts à très hauts ; les indicateurs ponctuels présentant des niveaux très hauts étant situés le plus en amont. Au nord, dans le Tarn-et-Garonne, les niveaux sont modérément bas à modérément hauts. Comparé au reste du bassin  , ce secteur a connu une recharge   des nappes   moindre pendant l’hiver et le printemps 2017-2018. A l’échelle du système aquifère  , les niveaux sont donc modérément hauts.
  • Etat en juin 2018 (bilan au 09/07/2018) : Comme au mois de mai, la tendance reste globalement à une hausse des niveaux. Dans certains secteurs, des évolutions différentes sont cependant observés : les niveaux sont stables dans la vallée de l’Ariège et dans la partie la plus avale de la vallée de la Garonne, et sont en baisse dans la vallée de l’Aveyron. Ces tendances locales étaient déjà observées au mois de mai. Concernant les niveaux proprement dits, là encore, les observations du mois de mai se confirment, avec un clivage marqué entre la partie amont et la partie aval du système aquifère  . Au sud, dans la vallée de l’Ariège et la vallée de la Garonne en Haute-Garonne, les niveaux sont modérément hauts à très hauts, les indicateurs ponctuels présentant des niveaux très hauts étant ceux situés le plus en amont. Au nord, dans le Tarn-et-Garonne, les niveaux sont modérément bas à modérément hauts. Comparé au reste du bassin  , ce secteur a connu une recharge   des nappes   moindre pendant l’hiver et le printemps 2017-2018. Globalement, les niveaux sont modérément hauts et toujours en hausse.
  • Etat en mai 2018 (bilan au 10/06/2018) : Contrairement aux autres systèmes aquifères   du bassin  , les niveaux restent globalement à la hausse en mai. Les seules exceptions concernent la vallée de l’Ariège, où les niveaux se stabilisent, et la vallée de l’Aveyron, où ils sont désormais orientés à la baisse. Concernant les niveaux proprement dits, un clivage marqué entre la partie amont et la partie aval du système aquifère   est constaté. Au sud, dans la vallée de l’Ariège et la vallée de la Garonne en Haute-Garonne, les niveaux sont modérément hauts à très hauts (très hauts en Ariège). Au nord, dans le Tarn-et-Garonne, les niveaux sont modérément bas à proches de la moyenne. Comparé au reste du bassin  , ce secteur a connu une recharge   des nappes   moindre pendant l’hiver et le printemps 2017-2018. Globalement, les niveaux sont modérément hauts et toujours en hausse.
  • Etat en avril 2018 (bilan au 14/05/2018) : Les niveaux restent globalement à la hausse en avril, mais, contrairement aux mois précédents, ils se stabilisent dans certains secteurs : vallée de l’Aveyron et vallée de la Garonne au nord de la Haute-Garonne. Dans le secteur de la confluence Garonne-Tarn, que ce soit dans la nappe   alluviale du Tarn ou celle de la Garonne, la hausse des niveaux avait été moins marquée que dans le reste des formations alluviales au début de l’année 2018, mais elle y reste particulièrement stable depuis le mois de mars. Dans ce secteur, les niveaux restent cependant modérément bas à proches de la moyenne alors qu’ils sont modérément hauts dans le reste du système aquifère   et même très hauts dans la vallée de l’Ariège. Globalement, les niveaux sont donc modérément hauts et toujours en hausse.
  • Etat en mars 2018 (bilan au 06/04/2018) : Les niveaux sont, comme en février, partout à la hausse ; la période de recharge   ayant commencé à la mi-décembre. Dans le secteur de la confluence Garonne-Tarn, que ce soit dans la nappe   alluviale du Tarn ou celle de la Garonne, la hausse des niveaux avait été moins marquée que dans le reste des formations alluviales au début de l’année 2018, mais elle y reste particulièrement stable en ce mois de mars. Dans ce secteur, les niveaux restent cependant modérément bas, alors qu’ils sont plutôt modérément hauts, comme en février, dans le reste du système aquifère  .
  • Etat en février 2018 (bilan au 09/03/2018) : Les niveaux sont partout à la hausse en février, la période de recharge   ayant commencé à la mi-décembre. La hausse des niveaux lors de la fin d’année 2017 avait été peu marquée ; une tendance qui s’est poursuivie au début de l’année 2018, dans le secteur de la confluence Garonne-Tarn, que ce soit dans la nappe   alluviale du Tarn ou celle de la Garonne. Dans ce secteur, les niveaux sont modérément bas, voire bas. Ailleurs, la recharge   a été plus significative en ce début d’année 2018, à l’image du reste du bassin  . Les niveaux sont donc désormais modérément hauts.

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