Nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents

Description

Les systèmes de nappes   alluviales de la Garonne amont concernent tout particulièrement la région Midi-Pyrénées. Elles sont surtout développés dans la vallée de la Garonne, mais concernent également les alluvions du Tarn, de l’Aveyron et de l’Ariège.

Outre leur dissymétrie et leur faible épaisseur, la caractéristique la plus importante des terrasses alluviales de la Garonne est leur disposition étagée. Chaque terrasse, reposant sur des formations tertiaires peu perméables, est séparée des terrasses plus récentes ou plus anciennes, par un ressaut de terrain où le substratum tertiaire affleure. Une ligne de source   ponctue le plus souvent cette limite.

La perméabilité   des alluvions, qui comportent des éléments argileux, est souvent médiocre sur les hauts niveaux (basses et moyennes terrasses) et devient meilleure sur les bas niveaux (basse plaine et alluvions actuelles). Par ailleurs, la faible épaisseur de la nappe   fait souvent obstacle à la possibilité d’obtenir des débits ponctuels assez importants.

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines  , établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en février 2017 (bilan au 09/03/2017) : Les niveaux des nappes  , après une période de stabilité en fin d’année 2016 qui s’est prolongée en janvier 2017, sont repartis à la hausse en février, une hausse déjà entamée courant janvier pour la partie la plus amont de la nappe   de la Garonne. Inversement, pour l’Ariège, la baisse s’est poursuivie jusqu’à mi-février, avant que la tendance ne s’inverse. Globalement, les niveaux sont modérément bas, mais restent proches de niveaux classés comme bas.
  • Etat en décembre 2016 (bilan au 05/01/2017) : A l’image de la Garonne aval, les nappes   alluviales de la Garonne amont et principaux affluents se sont stabilisées depuis le mois d’octobre, avec des niveaux restant inférieurs à la normale. On observe encore par endroits des baisses de niveaux, comme c’est le cas de la nappe   alluviale de l’Ariège.
  • Etat en octobre 2016 (bilan au 07/11/2016) : Le mois d’octobre correspond à une phase de stabilisation globale des niveaux piézométriques, ces nappes   semblant avoir atteint leur maximum d’étiage fin septembre - début octobre. Les niveaux, à la différence de ceux observés en aval du système, apparaissent semblables à la normale voir inférieurs par endroits.
  • Etat en août 2016 (bilan au 06/09/2016) : Les niveaux piézométriques apparaissent en baisse par rapport au mois précédent. Les niveaux atteints sont toutefois semblables à ceux généralement observés à cette époque de l’année.
  • Etat en juillet 2016 (bilan au 05/08/2016) : Les niveaux piézométriques apparaissent globalement légèrement plus bas que le mois précédent avec une dynamique plus marquée en tête de bassin   de la Garonne. A l’exception des piézomètres les plus amonts de l’Aveyron et de la Garonne, les nappes   alluviales sont, ailleurs, à des niveaux inférieurs à la normale, contrastant fortement avec ceux observables en aval du bassin  .
  • Etat en juin 2016 (bilan au 05/07/2016) : Les niveaux piézométriques apparaissent globalement stables par rapport au mois de mai. Cependant, les nappes   alluviales en amont du système accusent une très légère baisse. Le niveau global des nappes   alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents atteint toutefois des hauteurs d’eau semblables, voire légèrement inférieures, à celles observables habituellement à cette période de l’année, contrastant avec les niveaux observables en aval du bassin  .
  • Etat en mai 2016 (bilan au 06/06/2016) : Les niveaux piézométriques apparaissent stables par rapport au mois d’avril. Cependant, depuis le début du printemps, le niveau des nappes   subit une baisse légère, observable sur la majorité des piézomètres. Ainsi, les niveaux piézométriques des nappes   alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents atteignent des hauteurs d’eau semblables, voire légèrement inférieures, à celles observables habituellement à cette période de l’année, contrastant alors avec les niveaux observables en aval du bassin  .
  • Etat en avril 2016 (bilan au 10/05/2016) : Les niveaux piézométriques apparaissent globalement stables par rapport à mars. Cependant, une baisse s’observe sur la majorité des piézomètres. Cette baisse amorcée à la fin du mois précédent s’est ainsi poursuivie durant le mois d’avril. Les niveaux piézométriques atteignent des hauteurs d’eau semblables voire légèrement supérieures à celles observables habituellement à cette période de l’année.
  • Etat en mars 2016 (bilan au 05/04/2016) : Après un début de mois de mars qui, dans la continuité de février, a vu des niveaux piézométriques continuer légèrement à augmenter, les nappes   se sont stabilisées. Comme les systèmes aquifères   de la Garonne aval, les nappes   alluviales de la Garonne amont se retrouvent à des niveaux globalement normaux.
  • Etat en février 2016 (bilan au 07/03/2016) : Comme les systèmes aquifères   de la Garonne aval, les nappes   alluviales de la Garonne amont ont bénéficié de la forte pluviométrie de janvier et février pour entamer une phase de hausse qui se poursuit encore à l’heure actuelle. Malgré cette importante recharge   des nappes  , les niveaux piézométriques atteignent tout juste les hauteurs observées habituellement à cette période de l’année.
  • Etat en décembre 2015 (bilan au 07/01/2016) : Comme les systèmes aquifères   de la Garonne aval, les nappes   alluviales de la Garonne amont ont poursuivi leur phase de stabilisation au mois de décembre. Les niveaux ont très peu évolué par rapport au mois précédent, ce qui amène les niveaux piézométriques à des valeurs inférieures à la normale observée habituellement à cette période de l’année. Comme ailleurs, ce début d’année hydrologique est marqué par des niveaux plus bas que la normale, avec un début de recharge   tardif.
  • Etat en octobre 2015 (bilan au 09/11/2015) : Les aquifères   alluviaux de la Garonne amont ont atteint leur maximum d’étiage, au cours du mois d’octobre, avec des niveaux piézométriques bien stabilisés. Contrairement à la région Aquitaine, les niveaux sont normaux ou supérieurs à la normale, marquant une année hydrologique plutôt favorable pour ces systèmes.
  • Etat en août 2015 (bilan au 04/09/2015) : Après la lente baisse piézométrique   observée au mois de juillet, les aquifères   alluviaux de la Garonne amont ont connu une nette phase de stabilisation au cours de mois d’août. Les niveaux ont très peu évolué au cours du mois et restent donc proches de la normale, voire légèrement inférieurs dans la partie nord de la Haute-Garonne et dans le Tarn-et-Garonne.
  • Etat en juillet 2015 (bilan au 31/07/2015) : La nappe   alluviale de la Garonne amont poursuit son tarissement très lent au cours du mois de juillet, dans la continuité du mois de juin. Cette baisse est lente et continue, ce qui induit une pseudo-stabilisation des niveaux. Ceux-ci restent donc proches de la normale et légèrement inférieurs dans la partie nord de la Haute-Garonne et dans le Tarn-et-Garonne.
  • Etat en juin 2015 (bilan au 03/07/2015) : Comme ailleurs, la dynamique globale du système alluvial est au tarissement depuis la mi-mai. Dans la plaine du Tarn-et-Garonne, les niveaux sont inférieurs à la normal. La situation est plus proche de la normale en Haute-Garonne et même supérieure à la normale dans la plaine de l’Ariège. Sur ces secteurs, un petit pic de recharge   a également été observé à la mi-juin.
  • Etat en mai 2015 (bilan au 08/06/2015) : Comme pour les mois précédents, l’aquifère   alluvial de la Garonne amont connaît une sectorisation dans la dynamique des niveaux piézométriques. La partie amont, située en Haute-Garonne, connait un tarissement lent depuis le début du mois de mai, avec des niveaux globalement encore supérieurs à la normale. La partie aval, située dans le Tarn-et-Garonne, présente toujours une stabilisation des niveaux ou un léger tarissement, amenant les niveaux piézométriques à des valeurs inférieures à la normale.
  • Etat en avril 2015 (bilan au 06/05/2015) : L’aquifère   alluvial de la Garonne amont connaît une sectorisation dans la dynamique des niveaux piézométriques. La partie amont située en Haute-Garonne a connu un épisode de recharge   intense au début du mois de mars, qui a ensuite été suivi d’une phase de tarissement jusque dans la 1re moitié du mois d’avril. Une phase de stabilisation s’est ensuite amorcée. Les niveaux restent cependant toujours supérieurs à la normale, pour cette période de l’année. La partie aval, située dans le Tarn-et-Garonne n’a pas connu cet épisode de recharge  . Les niveaux sont stables depuis le mois de janvier et atteignent de ce fait des valeurs inférieures à la normale. La situation reste donc inchangée par rapport au mois de mars.
  • Etat en mars 2015 (bilan au 07/04/2015) : L’aquifère   alluvial de la Garonne amont connaît une sectorisation dans son mécanisme de recharge  . La partie amont située en Haute-Garonne a connu un épisode de recharge   intense au début du mois de mars, qui a ensuite été suivi d’une phase de tarissement. Les niveaux restent cependant toujours supérieurs à la normale, pour cette période de l’année. La partie aval, située dans le Tarn-et-Garonne, n’a pas connu cet épisode de recharge  . Les niveaux sont stables depuis le mois de janvier et deviennent de ce fait inférieurs à la moyenne. La dynamique de recharge   n’a pas encore eu lieu dans ce secteur, mais elle peut se produire dans les prochaines semaines, si des séquences de pluies importantes surviennent.
  • Etat en janvier-février 2015 (bilan au 06/03/2015) : Comme pour les aquifères   alluviaux du secteur aval de la Garonne, la situation est contrastée sur la zone amont ; certains piézomètres continuent à afficher une stabilisation des niveaux, dans la continuité de la dynamique automnale, tandis que d’autres montrent des signaux de reprise de la recharge   depuis la fin du mois de janvier. Globalement, les niveaux se maintiennent à des valeurs habituelles pour un mois de février. L’amorce de recharge   reste donc encore timide et relativement tardive.

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