Aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois

Description

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Les affleurements   de calcaires du Crétacé supérieur sont visibles dans les départements de Charente-Maritime, jusqu’en rive droite de l’estuaire de la Gironde, en Charente et en Dordogne, et plongent sous les formations tertiaires dans la plus grande partie du bassin   aquitain.

Cet ensemble comprend des aquifères   multicouches karstifiés, souvent en relation avec les formations jurassiques sous-jacentes. En Aquitaine, le Maastrichtien est formé de calcaires peu épais mais très productifs et l’aquifère   karstique   du Turonien-Sénonien présente également de très bonnes caractéristiques hydrodynamiques (T=1 à 5.10-2 m/s). Dans sa partie libre, le Cénomanien présente une épaisseur totale de quelques dizaines de mètres, et ses propriétés aquifères   sont très variables. Ces niveaux aquifères   du Crétacé supérieur sont largement exploités pour l’adduction d’eau potable et l’irrigation.

Etat des nappes   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines, établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en août 2022
    Pour ces aquifères  , les niveaux sont partout orientés à la baisse en août 2022.
    En matière d’IPS, signe d’une décharge conforme à la normale, la situation est strictement identique à juillet, bien que la situation reste contrastée d’un indicateur à l’autre : niveau très bas à Bourrou (24, SO Périgueux), modérément bas à Mortagne-sur-Gironde (17, estuaire Gironde), proche de la moyenne à Saint-Agnant (17, sud Rochefort) et modérément haut à Dignac (16, SE Angoulême).
    A la fin du mois d’août, les niveaux sont partout passés sous le niveau d’étiage moyen (HMNA) de 27 (Bourrou) à 71 cm (Mortagne-sur-Gironde). La seule exception concerne le piézomètre de Dignac, où le niveau reste supérieur de 1 m au HMNA.
    Aquifères calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois
  • Etat en juillet 2022
    Ces aquifères   calcaires ont des niveaux orientés à la baisse pour 3 des 4 indicateurs au mois de juillet. Une des deux exceptions à la tendance générale du bassin   Adour-Garonne provient une nouvelle fois du piézomètre de Saint-Agnant (17, sud Rochefort), dont le niveau est fortement remonté fin juin - début juillet.
    En matière d’IPS, cette nouvelle hausse à Saint-Agnant (+1 classe d’IPS), ainsi qu’une décharge inférieure à la moyenne pour un mois de juillet à Dignac (16, SE Angoulême, +2 classes d’IPS), contribuent à équilibrer le secteur, qui présente désormais un niveau modérément haut (Dignac), un niveau proche de la moyenne (Saint-Agnant), toujours un niveau modérément bas à Mortagne-sur-Gironde (17, estuaire Gironde) et très bas à Bourrou (24, SO Périgueux), où la décharge a été donc conforme à la normale pour un mois de juillet.
    A la fin du mois de juillet, les niveaux ne sont inférieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) qu’à Bourrou (-20 cm), quand ils le dépassent toujours de 1,1 m à Dignac. Toutefois, à Saint-Agnant et Mortagne-sur-Gironde, ils se rapprochent nettement du HMNA (+8 et +16 cm respectivement).
  • Etat en juin 2022
    Ces aquifères   calcaires ont des niveaux orientés à la baisse pour 3 des 4 indicateurs. La seule exception à la tendance générale du bassin   Adour-Garonne provient en effet du piézomètre de Saint-Agnant (17, sud Rochefort), dont le niveau est fortement remonté à la fin du mois de juin.
    En matière d’IPS, la situation reste peu favorable dans ce secteur, avec trois niveaux modérément bas en juin (Saint-Agnant, Dignac, 16, SE Angoulême et Mortagne-sur-Gironde, 17, estuaire Gironde). Pour Saint-Agnant, c’est un gain de 2 classes d’IPS ce mois-ci, après 6 mois de niveaux très bas. Inversement, le niveau est devenu très bas, en deux mois, à Bourrou (24, SO Périgueux). Pour Dignac et Mortagne-sur-Gironde, l’IPS n’a pas changé depuis février : signe d’une recharge/décharge finalement conforme à la normale pour cette période.
    A la fin du mois de juin, suite à la recharge de Saint-Agnant, les niveaux ne sont inférieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) qu’à Bourrou (-7 cm), quand ils le dépassent de 1,1 à 1,6 m ailleurs.
  • Etat en mai 2022
    Données non disponibles
  • Etat en avril 2022
    Ces aquifères   calcaires ont des niveaux orientés à la baisse, pour les 4 indicateurs.
    En matière d’IPS, la situation reste peu favorable dans ce secteur, avec trois niveaux modérément bas en avril (Bourrou, 24, SO Périgueux ; Dignac, 16, SE Angoulême et Mortagne-sur-Gironde, 17, estuaire Gironde), et un niveau qui reste très bas depuis décembre (Saint-Agnant, 17, sud Rochefort). Les quatre piézomètres ont la même classe d’IPS qu’en mars, illustrant une recharge/décharge conforme à la normale en avril.
    A la fin du mois d’avril, les niveaux restent inférieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) à Saint-Agnant (-38 cm), mais restent 39 cm au-dessus du HMNA à Bourrou. Pour les piézomètres plus réactifs (Dignac et Mortagne-sur-Gironde), les niveaux restent très supérieurs au HMNA (+2,8 et +3,0 m respectivement).
  • Etat en mars 2022
    Les aquifères   ont des niveaux majoritairement orientés à la baisse pour 3 des 4 indicateurs, au mois de mars 2022, à l’instar du mois de février. La seule exception concerne cette fois le piézomètre de Bourrou (24, SO Périgueux) dont le niveau est orienté à la hausse.
    En matière d’IPS, la situation reste peu favorable dans ce secteur, avec trois niveaux modérément bas en mars (Bourrou, Dignac, 16, SE Angoulême et Mortagne-sur-Gironde, 17, estuaire Gironde), un niveau bas (Bourrou, 24, SO Périgueux) et un niveau qui reste très bas depuis décembre (Saint-Agnant, 17, sud Rochefort). Hormis Bourrou (+ 1 classe d’IPS par rapport à février), les 3 autres piézomètres ont la même classe d’IPS qu’en février, illustrant une recharge conforme à la normale en mars.
    A la fin du mois de mars, les niveaux restent inférieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) à Saint-Agnant (-22 cm), mais restent 33 cm au-dessus du HMNA à Bourrou. Pour les piézomètres plus réactifs (Dignac et Mortagne-sur-Gironde), les niveaux restent très supérieurs au HMNA (+2,6 et +3,5 m respectivement), même s’ils ont beaucoup baissé depuis un mois (-1,1 et -0,4 m respectivement).
  • Etat en février 2022
    Les aquifères   suivent la tendance majoritaire du bassin   Adour-Garonne, avec des niveaux orientés à la baisse pour 3 des 4 indicateurs, après deux mois de hausse. La seule exception concerne le piézomètre de Mortagne-sur-Gironde (17, estuaire Gironde), dont le niveau est resté stable.
    En matière d’IPS, la situation reste peu favorable dans ce secteur, avec deux niveaux modérément bas en février, (Dignac, 16, SE Angoulême et Mortagne-sur-Gironde), un niveau bas (Bourrou, 24, SO Périgueux) et un niveau qui reste très bas depuis décembre (Saint-Agnant, 17, sud Rochefort). Hormis ce dernier, les 3 autres piézomètres ont connu une baisse d’une classe en février, après un maintien en janvier, illustrant une recharge déficitaire en février.
    A la fin du mois de février, les niveaux restent inférieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) à Saint-Agnant (-15 cm), mais restent 43 cm au-dessus du HMNA à Bourrou. Pour les piézomètres plus réactifs (Dignac et Mortagne-sur-Gironde), les niveaux restent très supérieurs au HMNA (+3,8 - 3,9 m). A noter que s’il est resté stable par rapport à fin 2021 dans les deux premiers piézomètres, le niveau a fortement baissé à Dignac (-4,7 m) et un peu augmenté (+0,37 m) à Mortagne-sur-Gironde.

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