Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau

Description

Carte <span class="caps">AG</span> syst aqui adour
Sur la partie amont des alluvions de l’Adour, située exclusivement en région Midi-Pyrénées, les alluvions grossières de l’Adour reposent sur les formations imperméables de l’Eocène et du Pliocène (molasses et argiles à galets), sauf dans le secteur au sud d’Ossun où elles reposent sur des formations imperméables allant de l’Albien au Maastrichtien (flyschs marneux, calcaires, gréseux ou ardoisiers).
Dans la partie aval, les alluvions de l’Adour reposent sur des alluvions anciennes peu perméables ou sur les Sables Fauves tortoniens perméables.
Le substratum peut être considéré comme imperméable voire semi-perméable par secteurs. Les terrasses alluviales sont de type « emboîté ».

Le réservoir est constitué par les alluvions grossières de l’Adour : sables et graviers quaternaires. En amont, l’épaisseur des alluvions peut être importante et atteindre 40 m d’épaisseur, et les caractéristiques hydrodynamiques sont bonnes.
Les nappes   alluviales de l’Adour sont intensément exploitées pour l’usage agricole.

Dans la vallée du Gave de Pau, les nappes   alluviales sont composées par des terrasses latérales (nappe   de Denguin, nappe   de Lons), situées en position haute, par rapport à la terrasse actuelle (Saligue) sur laquelle divague le Gave. Les terrasses latérales sont formées par une dizaine de mètres de sables, graviers et galets. L’épaisseur de cet aquifère   ne dépasse généralement pas 10 m, mais les bonnes caractéristiques hydrodynamiques (T > 10-2 m/s) permettent d’escompter des débits unitaires élevés. Ces nappes   alluviales sont exploitées de façon importante pour l’AEP  , mais également pour l’agriculture et l’industrie.

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines, établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en avril 2022
    Ces nappes   se caractérisent par des niveaux majoritairement orientés à la hausse au mois d’avril 2022. La seule exception concerne le piézomètre de Laloubère (65, sud Tarbes), dont le niveau a baissé.
    L’IPS n’a pas évolué dans la partie amont du bassin   de l’Adour : niveau modérément bas à Laloubère et bas à Lafitole (65, nord Tarbes). Il a par contre augmenté d’une classe à Tarsac (32, SE Mont-de-Marsan) et à Saint-Cricq-du-Gave (40, ouest Orthez), devenant modérément haut pour un mois d’avril. C’est le signe que, dans ce secteur, la recharge enregistrée ce mois-ci a été inhabituelle.
    Fin avril, les niveaux restent supérieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) de 0,75 à 1,1 m, à l’exception de Lafitole, où ils ne restent supérieurs au HMNA que de 9 cm. Pour rappel, ce piézomètre a un battement très limité du fait de son emplacement et une chronique plus longue, incluant les années très humides de la première moitié des années 1990.
    Nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau
  • Etat en mars 2022
    Ces nappes   alluviales se caractérisent par des niveaux orientés à la baisse pour deux des trois indicateurs disposant de données au mois de mars 2022. La seule exception concerne le piézomètre de Lafitole (65, nord Tarbes), dont le niveau est resté stable.
    L’IPS a peu varié par rapport au mois de février : signe d’une recharge conforme à la normale pour un mois de mars. La seule évolution concerne la baisse d’une classe pour le piézomètre de Laloubère (65, sud Tarbes), dont le niveau est désormais modérément bas. Ils restent donc respectivement proches de la moyenne à Tarsac (32, SE Mont-de-Marsan) et bas à Lafitole.
    Si, fin mars les niveaux restent supérieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) à Tarsac (+38 cm) et Laloubère (+87 cm), ils sont toujours proches du niveau du HMNA à Lafitole (+9 cm). Pour rappel, ce piézomètre a un battement très limité du fait de son emplacement et une chronique plus longue, incluant les années très humides de la première moitié des années 1990. A noter toutefois que son niveau à fin mars est supérieur, de +9 cm, à celui de fin février, alors que le niveau a baissé de près de 20 cm à Tarsac et Laloubère.
  • Etat en février 2022
    A l’instar de la tendance majoritaire à l’échelle du bassin   Adour-Garonne, ces nappes   se caractérisent par des niveaux orientés à la baisse pour tous les indicateurs disposant de données au mois de février 2022, après un mois de janvier déjà plutôt caractérisé par une stabilité des niveaux.
    En matière d’IPS, ces nappes   alluviales se distinguent par une baisse de 2 à 3 classes ces deux derniers mois, compensant la hausse enregistrée en décembre. C’est le signe d’une recharge nettement déficitaire en ce début d’année 2022. Les niveaux sont désormais proches de la moyenne à Tarsac (32, SE Mont-de-Marsan) et Laloubère (65, sud Tarbes). Ils sont désormais bas à Lafitole (65, nord Tarbes). En janvier, ils étaient très hauts à Saint-Cricq-du-Gave (40, ouest Orthez), mais aucune donnée n’a été enregistrée depuis le 24/01.
    Si, fin février, les niveaux restent supérieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) à Tarsac (+0,56 m) et Laloubère (+1,01 m), ils sont déjà au niveau du HMNA à Lafitole. Pour rappel, ce piézomètre a un battement très limité du fait de son emplacement et une chronique plus longue, incluant les années très humides de la première moitié des années 1990. Les niveaux ont toutefois partout baissé par rapport à fin 2021, de 4 cm (Lafitole) à 68 cm (Laloubère).

Accédez aux archives.

Revenir en haut