Aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur

Description

Carte <span class="caps">AG</span> syst aqui jurassique
Les séries calcaires, déposées au Jurassique moyen (Dogger) et supérieur (Malm) sur une grande partie du bassin   Adour-Garonne, affleurent dans le nord du bassin   Adour-Garonne, sur la moitié nord du département de la Charente, mais également dans les Causses du Quercy (Lot) et les Grands Causses (Aveyron). Ces niveaux s’enfoncent en direction du sud-ouest sous les dépôts du Crétacé et du Tertiaire. L’épaisseur de cette formation varie de 200 à 300 m en fonction des secteurs.

Ces calcaires sont fréquemment karstifiés et renferment des aquifères   de grande extension qui reposent sur les marnes du Toarcien. Il s’agit en fait d’aquifères   multicouches, séparés par des formations perméables à semi-perméables.

Ces aquifères   karstiques  , localement très productifs, sont intensément exploités pour l’usage AEP  , mais également agricole dans le secteur charentais.

Etat de la nappe   d’eau souterraine

Vous trouverez ci-dessous les bilans des niveaux d’eaux souterraines, établi chaque mois, pour le Bulletin de Surveillance Hydrologique.

  • Etat en avril 2022
    Ces aquifères   se caractérisent par une majorité (5 indicateurs sur 8) de niveaux orientés à la baisse au mois d’avril 2022, mais, à l’image du reste du bassin   Adour-Garonne, les 3 autres indicateurs voient leur niveau orienté à la hausse (deux dans les Causses du Quercy et Saint-Projet, 16, NE Angoulême).
    En matière d’IPS, les évolutions sont contrastées suivant les secteurs. Ainsi, si les trois piézomètres charentais présentent la même classe d’IPS qu’en février et mars, signe d’une évolution conforme à la normale depuis deux mois, quatre des cinq sources des Causses ont perdu 1 ou 2 classes d’IPS, à l’opposé de l’évolution enregistrée au mois de mars.
    En Charentes, les niveaux restent donc bas à Ruffec (16, nord Angoulême) et Ballans (17, NO Angoulême) et proches de la moyenne à Saint-Projet. Dans les Causses, ils sont désormais modérément bas partout.
    Les niveaux sont supérieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) de 4 à 19 cm à fin avril, dans la région des Causses. Dans les Charentes, pour les piézomètres au fort battement, les niveaux sont supérieurs au HMNA de 0,9 m à Ruffec, 4,1 m à Ballans et 11,7 m à Saint-Projet.
    Aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur - nord
    Aquifères calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur - sud
  • Etat en mars 2022
    Les aquifères   calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur se distinguent du reste du bassin   Adour-Garonne par des niveaux orientés à la hausse pour 4 des 7 indicateurs disposant de données au mois de mars 2022. Cela concerne en premier lieu les sources des Causses, à l’exception de celle des Bardels (12, nord Rodez), dont le niveau est resté stable. Dans la partie charentaise, c’est également le cas du piézomètre de Ballans (17, NO Angoulême), tandis que le niveau a baissé à Ruffec (16, nord Angoulême).
    En matière d’IPS, les évolutions sont encore plus contrastées suivant les secteurs. Ainsi, si les trois piézomètres charentais présentant la même classe d’IPS qu’en février - signe d’une recharge conforme à la normale pour un mois de mars - les sources des Causses ont gagné de 1 à 3 classes d’IPS - signe de leur forte réactivité aux précipitations enregistrées au cours du mois.
    En Charentes, les niveaux restent donc bas à Ruffec et Ballans et proches de la moyenne à Saint-Projet (16, NE Angoulême). Dans les Causses, ils sont modérément bas pour les Bardels (+1 classe), proches de la moyenne pour le Blagour (46, nord Souillac, +1 classe) et le Cernon (12, sud Millau, +2 classes) et modérément hauts pour le Lantouy (12, est Cahors, +3 classes).
    Dans les Causses, les niveaux sont supérieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) de 5 à 14 cm à fin mars, et sont tout de même en baisse de 1 à 8 cm par rapport à fin février.
    Dans les Charentes, pour ces piézomètres au fort battement, les niveaux sont supérieurs au HMNA de 1,5 m à Ruffec, 5,4 m à Ballans et 9,8 m à Saint-Projet. Mais, là encore, les niveaux sont en baisse par rapport à fin février, de 1,1 m, 0,5 m et 1,8 m respectivement.
  • Etat en février 2022
    Ces aquifères   se caractérisent par des niveaux orientés à la baisse pour tous les indicateurs disposant de données au mois de février 2022, suivant la tendance majoritaire à l’échelle du bassin   Adour-Garonne.
    En matière d’IPS, si les évolutions sont contrastées suivant les secteurs, les niveaux de février sont relativement homogènes. Pour les sources des Causses, les indicateurs ont perdu deux à cinq classes d’IPS depuis décembre, signe de l’absence de précipitations régulières depuis décembre dans ces systèmes très réactifs. Inversement, dans la partie charentaise, l’évolution est plus limitée, avec une stabilité de l’IPS pour deux indicateurs et une baisse d’une classe à Ruffec (16, nord Angoulême). Ce secteur a notamment connu une recharge conséquente fin décembre et début janvier.
    Les IPS correspondent désormais en majorité (4 indicateurs sur 7) à des niveaux bas. Le niveau est modérément bas pour Le Blagour (46, nord Souillac) et proche de la moyenne pour La Gourgue (82, est Caussade) et le piézomètre de Saint-Projet (16, NE Angoulême).
    Dans les Causses, les niveaux sont supérieurs au niveau d’étiage moyen (HMNA) de 8 à 45 cm à fin février, mais sont en baisse de 4 à 40 cm par rapport à fin 2021.
    Dans les Charentes, pour ces piézomètres au fort battement, les niveaux sont supérieurs au HMNA de 2,7 m à Ruffec, 5,9 m à Ballans (17, NO Angoulême) et 11,6 m à Saint-Projet. Mais, là encore, les niveaux sont en baisse par rapport à fin 2021, de 2,2 m, 1,0 m et 0,17 m respectivement.

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