Parution du numéro 35 de « Lignes d’eau »

L’ Agence de l’Eau Adour-Garonne édite « Lignes d’Eau », une lettre d’informations à parution mensuelle.

Chaque numéro propose des articles, des brèves, et des rendez-vous, ainsi que des découvertes, notamment de sites Web, d’évènements ou d’éditions.


Le numéro 35 de « Lignes d’eau » du mois de mai 2013 est consultable sur : http://cgi.dolist.net/

A la Une : Qualité des eaux et produits phytosanitaires


L’Agence de l’Eau a mis en place un réseau de suivi de la qualité des rivières, des lacs et des eaux souterraines vis-à-vis des produits phytosanitaires ou encore pesticides [1].
L’exploitation des analyses les plus récentes permet de dresser un bilan sur le bassin   Adour-Garonne.

Eaux superficielles
Malgré les différences de fonctionnement des milieux suivis - hydraulique, inertie, ensoleillement, température, les herbicides, notamment le Glyphosate (avec des pics allant à 80 μg/l) et le S-Métolachlore, sont les plus détectés. Le bassin   de la Garonne, principalement les départements de Tarn-et-Garonne, du Gers ou encore de Lot-et-Garonne, avec ceux de l’Adour et de la Charente, semblent les plus impactés.
Au niveau des rivières, les produits phytosanitaires sont détectés dans 95 % des stations suivies, 76 % d’entre elles présentant au moins une détection supérieure à 0.1μg/l. 71 molécules différentes ont été identifiées (sur 140 recherchées) et la diminution de la détection des molécules interdites se poursuit.
Sur 70 lacs suivis, 63 présentent au moins une détection de phytosanitaires, même si les pics de concentrations et les fréquences de détection sont moindres que dans les rivières.

Eaux souterraines
Les triazines (dont certaines sont interdites depuis plus de 10 ans) sont encore présentes dans les molécules les plus retrouvées dans les nappes   de l’Adour, de l’Ariège et de la Charente. Ce constat ne traduit pas forcément une utilisation actuelle de ces molécules, mais plutôt une forte rémanence de ces composés dans l’environnement, suite à une utilisation passée. Les zones présentant des problèmes en phytosanitaires s’étendent également vers le
Massif central.

Rappelons que la France est le premier utilisateur européen de pesticides, devant l’Allemagne et l’Italie, avec près de 63 000 tonnes de substances vendues (environ 500 produits) en 2011.
A noter : une plaquette reprenant la totalité des résultats est en cours d’édition

En Bref

  • Serez-vous la quatrième capitale française de la biodiversité ?
    Les communes de plus de 2 000 habitants et leurs groupements ou syndicats ont jusqu’au 15 juin 2013 pour participer à ce concours organisé par Natureparif, en partenariat avec Environnement Magazine. Pour sa quatrième édition, ce concours est placé sous le thème “L’eau, la ville, la vie !”. Seront ainsi retenues toutes les actions favorisant la place de l’eau en ville, dont la protection des ressources, la renaturation des espaces, la prise en compte du cycle de l’eau, l’adaptation au changement climatique et, bien sûr, la pédagogie et la sensibilisation.
    Le comité scientifique est composé de chercheurs, d’urbanistes, de naturalistes, de représentants d’association, de collectivités et de professionnels. Les lauréats seront révélés lors de la cérémonie de remise de prix, qui sera organisée à l’automne 2013 à Paris. En 2012, la capitale de la biodiversité était Lille.

  • « De la montagne au littoral, la bio ça coule de source »
    Objectif : montrer que l’on peut protéger l’eau des pollutions diffuses grâce à l’agriculture biologique.
    Plusieurs thèmes seront abordés, notamment :
    • la situation générale de la qualité de l’eau et l’impact écologique, économique et social sur la collectivité ;
    • l’agriculture biologique comme solution efficace pour respecter la ressource et la qualité de l’eau ;
    • pourquoi et comment avoir une politique volontariste pour développer l’agriculture biologique sur un territoire à enjeu “eau” avec l’exemple de sites pilotes en Poitou-Charentes, par Benoit Biteau, administrateur de l’Agence de l’Eau ;
    • comment éviter les pollutions agricoles diffuses de la montagne au littoral côtier basque et landais.
      Colloque organisé le 13 juin de 14 H 00 à 17 H 00 - Maison des associations - Salle Suzanne Lacorre, à Bayonne ; par le CIVAM Bio Pays Basque et le CIVAM 40 (centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural).

  • Les Français et l’Eau
    L’édition 2012 du baromètre “Les Français et l’eau”, réalisé auprès de plus de mille individus, révèle pour 2012 les éléments significatifs suivants :
    • 88 % des Français sont toujours satisfaits à l’égard des services publics de l’eau (chiffre le plus haut depuis que ce baromètres est réalisé) et 83 % pensent que la qualité de l’eau du robinet est stable,
    • 80 % déclarent boire l’eau du robinet (69 % tous les jours et 11 % occasionnellement),
    • 70 % trouvent que l’eau du robinet a bon goût,
    • 57 % craignent de manquer d’eau dans l’avenir (+ 11 vs 2011 et + 19 vs 2010),
    • 67 % pensent que les ressources en eau sont polluées (- 7 vs 2011) mais 70 % sont persuadés que cette pollution entraine une dégradation de l’eau du robinet,
    • comme l’année précédente, 62 % trouvent l’eau du robinet plutôt chère, alors que 49 % se disent prêts à la payer plus cher pour améliorer la qualité de l’eau du robinet et 52 % pour améliorer l’état des ressources.
      Pour lire plus d’info
  • États généraux de la modernisation du droit de l’environnement
    Delphine Batho, ministre du Développement durable a présenté le comité de pilotage des États généraux de la modernisation du droit de l’environnement. Ces États généraux sont une réponse aux attentes d’une norme environnementale plus exigeante, mieux conçue et plus lisible. L’objectif du gouvernement est que soit assurée une protection efficace et réelle et non pas seulement formelle des personnes, de la santé et de l’environnement, tout en facilitant la réalisation des projets d’intérêt économique et social.
    La première étape, jusqu’au 25 juin 2013, permettra de dresser un diagnostic des qualités et des défauts du droit de l’environnement, ainsi que des améliorations nécessaires. Dans une seconde étape, les recommandations d’évolution qui auront été validées seront approfondies en vue de leur mise en œuvre.
    Le ministère invite tous les Français à apporter leur contribution à ces États généraux. Du vendredi 26 avril au dimanche 9 juin 2013, un questionnaire pourra être rempli en ligne : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr
    Pour lire plus d’info

[1substances chimiques de synthèse, majoritairement utilisées en agriculture pour détruire certains organismes considérés comme nuisibles pour les cultures : végétaux, champignons, insectes

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